/news/politics
Navigation

Allégations de harcèlement: Legault croit sa candidate

Allégations de harcèlement: Legault croit sa candidate

Coup d'oeil sur cet article

Même si sa candidate Marie-Ève Proulx a déjà fait l’objet de maintes allégations de harcèlement psychologique, François Legault préfère croire sa députée plutôt que la victime alléguée d’une nouvelle plainte.  

• À lire aussi: Legault doit retirer la candidature de Proulx, selon Anglade

• À lire aussi: Harcèlement psychologique: une autre plainte vise la députée Marie-Ève Proulx

«C’est la parole d’un contre la parole de l’autre. Moi je fais confiance à Marie-Ève Proulx», a indiqué le premier ministre en marge d’une conférence de presse annonçant une candidature à Laval. 

Mardi, notre Bureau d’enquête révélait que la députée et candidate de la CAQ Marie-Ève Proulx faisait l’objet d’une nouvelle plainte de harcèlement psychologique, selon des documents obtenus grâce à la Loi d’accès au Tribunal administratif du travail (TAT). Cette fois, c’est une ancienne attachée politique de son bureau de comté qui a formulé ces allégations. 

M. Legault a indiqué qu'il s'était entretenu avec la députée de Côte-du-Sud et qu'il a jugé sa version crédible. Elle a «toute sa confiance». 

«Marie-Ève Proulx me dit que [la plaignante] n’a pas de raison d’avoir porté plainte. [...] Maintenant, on va attendre la décision du Tribunal», a-t-il dit. 

-Écoutez le tour d'actualité de Yasmine Abdelfadel sur QUB radio :

Il allègue par ailleurs que cette même plaignante avait déjà saisi l’Assemblée nationale en lien avec du harcèlement psychologique, et que la plainte n’avait pas été retenue. Rien n’indique toutefois que les allégations formulées au TAT sont les mêmes que celles qui auraient été évoquées à l’Assemblée nationale. 

Malgré les allégations et les plaintes qui s’accumulent contre sa candidate, M. Legault assure que «le harcèlement psychologique, c’est tolérance zéro». 

Son adversaire libérale, pour sa part, croit que la CAQ ne peut garder l’ex-ministre Proulx parmi ses candidats aux élections générales d’octobre prochain. 

«C’est une question de valeurs, une question de principes. On est en 2022. Ce genre de comportements n’a plus sa place. Et François Legault continue de tolérer ce genre de comportements là», a dénoncé Dominique Anglade lors de l’annonce de son candidat dans Ungava. 

«En acceptant d’avoir des candidats comme ceux-là, François Legault cautionne ça et envoie un très mauvais message à la population en général, mais aussi à notre jeunesse», a-t-elle poursuivi. 

Des propos qui ont trouvé écho dans le Parti Québécois, qui croit que les députés doivent être «absolument exemplaires» quant au harcèlement au travail. 

«Le harcèlement psychologique, c’est tolérance zéro, mais dans le cas de sa députée de Côte-du-Sud, M. Legault préfère croire la version de sa députée [...]», a dénoncé le député péquiste Joël Arseneau. 

Pour le Parti conservateur du Québec, la CAQ «manque de cohérence». 

«Selon M. Legault, le harcèlement est inacceptable pour une ministre, mais banalisé pour une députée», a commenté le chef Éric Duhaime. 

- Avec la collaboration de Patrick Bellerose et de Gabriel Côté

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.