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L'époque de la revanche des minorités

Fierté
Photo courtoisie

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Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet risqué. Je vais sûrement me faire lancer des tomates et entendre une pluie d’insultes. Vous savez, celles qu’on vous envoie en pleine poire pour faire taire le débat : homophobe, raciste, islamophobe, antisémite, et j’en passe. 

Plus je regarde ce monde, plus je suis convaincue que le 21e siècle sera celui de la revanche des minorités. C’est de bonne guerre. Il faut bien un rééquilibrage des forces, mais là où je décroche, c’est quand certaines minorités agissent comme les dominants qu’ils dénoncent. 

Prenons un exemple récent : le défilé de Fierté Montréal et le rejet du SPVM. Les raisons invoquées ? Les descentes policières des années 1960 et 90. Malgré les excuses du SPVM en 2017, rien n’y fit. Cela me renverse de la part d’un organisme qui vise l’inclusion.

La police et l’armée au défilé, du n’importe quoi !

Si le défilé n’avait pas été annulé, l’armée y aurait participé officiellement en uniforme. La SQ aurait déjà fait ce genre de demande à la condition de parader sans son uniforme, et le SPVM s’est presque mis à genoux. J’en tombe de ma chaise ! 

Depuis quand des organisations étatiques participent-elles à des événements politiques ? Que des membres défilent en leur nom personnel sans uniforme, soit, mais de là à le faire officiellement. La neutralité des instances étatiques s’appliquerait-elle uniquement aux religions ? 

Un mot sur les revendications 

Cet événement est souvent l’occasion de revendications. Ce qui est honorable. En voici une qui me laisse toujours dans le questionnement : la décriminalisation de la non-divulgation d’une infection au VIH. 

Dans le Code criminel, il n’existe aucune disposition spécifique à ce genre de comportement. C’est la Cour suprême qui en 1998 oblige les personnes séropositives à divulguer leur maladie avant une relation sexuelle au risque de se faire accuser d’agression sexuelle grave ; la sentence maximale étant la perpétuité. À cette époque, il y avait poursuite lorsque le risque impliquait des lésions corporelles graves, et ce n’est qu’en 2012 qu’il est remplacé par une « possibilité réaliste de transmission du VIH ». Autrement dit, si ta charge virale est faible et que tu utilises un préservatif, tu peux te taire. Au Québec, il n’y a plus de poursuites lorsque la personne suit un traitement et que sa charge virale est maintenue à 200 copies/ml. L’utilisation du préservatif importe peu... 

Une autre demande qui revient à enfoncer une porte ouverte : changer le cursus scolaire en matière d’éducation à la sexualité en mettant l’accent sur les diversités. Juste pour info, à l’école de mon fils, ils n’ont pas arrêté de leur rabâcher les oreilles avec les différences sexuelles. D’ailleurs, j’en perds mon latin : LGBTQ2+. À ce rythme, d’ici la fin de ce siècle, toutes les lettres de l’alphabet vont y passer. Dans les formulaires d’inscription, il n’y a plus de mère ou de père. C’est parent 1 ou 2. Un chausson aux pommes avec ça ?

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