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Une bouteille de vin pour éviter les nids-de-poule

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Le projet de route du verre, qui vise à récupérer le plus de contenants possible, prend de l’expansion avec deux conteneurs qui sont installés à Bécancour et aux Galeries Nicolet, dans le Centre-du-Québec. 

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Quelques minutes ont suffi entre l’ouverture du point de collecte et l’arrivée des premiers utilisateurs.

«Je les ramassais pour aller les porter à Trois-Rivières, mais là, ce sera plus proche de la maison», a mentionné Julie Courchesne, citoyenne de Nicolet.

La popularité de ces conteneurs de récupération du verre est telle que Groupe Bellemare, qui est l’instigateur du projet, a dû augmenter le nombre de fois où l’entreprise passe les vider. 

Ceux à proximité des SAQ sont particulièrement prisés.

«On avait prévu des levées mensuelles, à certains endroits, on doit le faire chaque semaine et même deux fois par semaine», a précisé le président de l’entreprise, Serge Bellemare.

Il ne cache pas que son entreprise qui fait la récupération de verre a de grands projets. 

«On va investir pour augmenter la capacité de notre usine de traitement pour avoir la capacité de traiter jusqu’à 60 % du verre au Québec», a-t-il indiqué.

Le verre récupéré est transformé en produit de filtration de piscine, mais d’autres débouchés pourraient voir le jour. Il est notamment question d’importer une technologie d’Europe qui permettrait de créer un isolant à mettre sous l’asphalte, question d’éviter les impacts du gel et du dégel.

«Oui, récupérer une bouteille de verre pourrait éventuellement éviter les nids-de-poule», a lancé le président.

La récupération du verre n’est pas la seule préoccupation environnementale sur la Rive-Sud. 

De nombreux citoyens pressent les élus d’aller de l’avant avec des mesures pour favoriser le compostage.

«La population attend que nous puissions procéder à la collecte des matières organiques», a expliqué la mairesse de Bécancour, Lucie Allard.

La Régie intermunicipale de gestion intégrée des déchets Bécancour-Nicolet-Yamaska, l’organisme qui s’occupe de la collecte des matières résiduelles, n’a pas encore statué sur l’implantation du bac brun.

«Lorsqu’on fait la collecte de bacs bruns, il y a beaucoup d’émissions de GES qui est émis pour le petit nombre de bacs qu’on ramasse. On n’est pas Montréal ou Drummondville», a souligné Mario Lacroix, le directeur général de la RIGIDBNY.

«On doit regarder tous les scénarios, il faut savoir qu’il y a d’autres technologies qui font qu’on pourrait ramasser des matières putrescibles dans les poubelles et les traiter d’une autre façon», a ajouté la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

La Régie qui devait prendre une décision vers la fin de l’été quant à sa façon de mettre en place le compostage le fera avant l’hiver en raison du changement de directeur général.

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