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Élections provinciales: la CAQ mise davantage sur les vedettes médiatiques

Comme en 2018, la CAQ recrute beaucoup d’experts de la communication

De tous les candidats à l’élection du 3 octobre ayant une expérience en communications, près de la moitié (45,6 %) se présentent pour la CAQ.
Photos d'archives De tous les candidats à l’élection du 3 octobre ayant une expérience en communications, près de la moitié (45,6 %) se présentent pour la CAQ.

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Bernard Drainville, Martine Biron, Caroline St-Hilaire... l’appétit de la CAQ pour les vedettes médiatiques n’est pas qu’une illusion. Les chiffres démontrent que le parti de François Legault est, de loin, celui qui compte le plus d’ex-journalistes et autres professionnels de la communication parmi ses candidats.

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Sur les 122 candidats annoncés de la Coalition Avenir Québec, on compte 21 personnalités issues du milieu médiatique (chroniqueurs, journalistes, animateurs, relationnistes, communicateurs) dont quinze sont des femmes, selon notre analyse. Cela représente 17,2 % de ses candidats.

Après la CAQ, les partis qui comptent le plus de ces personnalités médiatiques sont le Parti libéral du Québec et Québec solidaire, avec huit chacun. 

Lors de la dernière campagne, la CAQ était aussi le parti qui misait le plus sur des vedettes, qui représentaient alors 21 % de ses candidats. 

L’intérêt pour ces personnalités déjà présentes dans l’espace public est évident : elles deviennent rapidement des candidats vedettes, explique Mireille Lalancette, professeure en communication politique à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Longueur d’avance

«Ce sont des personnes connues et reconnues, et elles ont alors une longueur d’avance dans la communauté, car elles sont déjà des têtes d’affiche. On connaît déjà le discours», dit-elle.

«Ces gens ont aussi une compréhension de la joute politique, ce sont des gens qui s’expriment bien, qui peuvent organiser leur pensée», poursuit-elle. 

Bien évidemment, on s’intéresse à leur talent de communicateur, car la politique demande d’interagir avec des citoyens, avec des médias, à l’Assemblée nationale, etc.. 

«Il faut être capable de se connecter avec les différents auditoires. On ne parle pas de la même façon à un groupe de jeunes, à des activistes, à des personnes âgées, à des journalistes, à des opposants politiques», illustre la professeure.

Plus qu’avant

On peut mentionner des René Lévesque, Pierre Duchesne ou Jean-Pierre Charbonneau pour illustrer que le phénomène n’est pas nouveau. Il semble toutefois prendre de l’ampleur ces dernières années, surtout avec la CAQ.

«On est à une époque de la communication et de la surcommunication. Il y a beaucoup plus de médias qu’à l’époque de René Lévesque [...] et il y a beaucoup plus de programmes et de formation en communication. Donc ça joue aussi», affirme Mme Lalancette.  

Des attachés politiques sont aussi parfois candidats des circonscriptions plus difficilement prenables. C’est le cas de Rébecca Guénard-Chouinard, ancienne conseillère en communication du ministre Christian Dubé. Le parti a annoncé lundi qu’elle serait candidate dans Jacques-Cartier, un château fort libéral. «C’est une façon de garder ses militants actifs et de leur donner une expérience terrain qui peut être intéressante», dit Mme Lalancette.

Les pros de la communication par parti 

(Par rapport au nombre de candidats annoncés à ce jour)

  • CAQ : 21/122 (17,2%)
  • PLQ : 8/75 (10,6%)
  • PQ : 7/82 (8,5%)
  • QS : 8/123 (6,5%)
  • PCQ : 2/117 (1,7%)

Total : 46/519 (8,8%)

Source : Données compilées par Le Journal

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