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Déclin du français: François Legault trouve la situation «inquiétante», mais pas Anglade

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Préoccupé par le recul du français au pays, le gouvernement Legault juge sa réforme de la loi 101 suffisante pour renverser la tendance au Québec. La cheffe libérale Dominique Anglade, elle, refuse de se montrer inquiète devant ce déclin. 

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«Ce que je vois, c’est inquiétant, et ça confirme qu’on a eu raison d’agir», a lancé le premier ministre mercredi, en marge de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.   

Le poids du français est en baisse au pays, selon le recensement 2021 de Statistique Canada. La proportion de personnes dont c’est la première langue parlée a continué de diminuer entre 2016 et 2021, passant de 22,2 % à 21,4 %.    

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Au Québec, la proportion de personnes qui ont le français comme langue maternelle a chuté de 77,1 % à 74,8 %. L’étude révèle aussi que le bilinguisme est en hausse de 1,9% dans la Belle Province.   

«On a la démonstration hors de tout doute raisonnable que le français est en déclin au Canada, au Québec, dans la région métropolitaine de Montréal, on se doit d’agir et on a les outils dans la loi 96», a soutenu le ministre de la Langue française, Simon Jolin-Barrette. 

Adoptée en juin, la législation caquiste vise à renforcer la Charte de la langue française, notamment par l’imposition de cours de français dans les cégeps anglophones et de nouvelles exigences aux immigrants.   

La CAQ n’a toutefois pas l’intention d’aller plus loin et d’imposer la loi 101 au cégep si elle est reportée au pouvoir. 

«Le dossier est réglé», a assuré Simon Jolin-Barrette.  

«On se retrouve à la croisée des chemins et j’espère que les [partis] d’opposition réalisent le péril du français pour les prochaines années», a-t-il renchéri.   

Anglade n’est pas inquiète 

Mais la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a refusé mercredi de dire que le recul du français est inquiétant, même si elle soutient qu’elle veut «protéger et promouvoir la langue française».   

«Ce qui est important pour nous, c’est vraiment de s’assurer que le français soit la langue commune au Québec», a-t-elle dit, ajoutant que son parti a 27 propositions pour le faire.  

À l'étape d'agir

Pour les péquistes, on n’est plus à l’étape de s’inquiéter, mais d’agir. Et la solution caquiste n’est pas suffisante. «Seul le Parti Québécois propose un plan qui permettra de renverser le déclin du français, et ça implique notamment d'aller de l'avant avec le cégep en français», a fait valoir le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon.   

La solution structurelle pour sécuriser le français, c’est de faire l’indépendance du Québec, a soutenu le député solidaire Sol Zanetti.   

Chez Québec solidaire, certaines dispositions de la loi 96 irritent. S’il est porté au pouvoir, le parti compte notamment rallonger le délai actuellement de six mois durant lequel l’État québécois a le droit de communiquer avec les immigrants dans une autre langue que le français.  

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