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Partis politiques: trop, c'est comme pas assez

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À quelques jours du déclenchement des élections provinciales, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) indique reconnaître 25 partis politiques qui pourront présenter des candidats lors du scrutin du 3 octobre prochain.

L’époque de l’alternance Parti Québécois / Parti libéral du Québec semble préhistorique. Mais est-ce que trop, c’est comme pas assez ?

L’illusion du vote, une réforme nécessaire

En matière de démocratie, on peut se réjouir que les électeurs disposent de plus d’options pour faire entendre leur voix. Toutefois, le « mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour » que nous utilisons au Québec vient contrer les efforts des partis émergents pour faire leur entrée à l’Assemblée nationale. 

Tant que la clé du Salon bleu ne sera donnée qu’aux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix dans une circonscription, on aura un portrait déformé de la réelle volonté des Québécois. Notre mode de scrutin ignore consciemment les voix minoritaires et donne aux électeurs dont l’opinion est moins répandue l’impression de voter pour rien, voire d’être muselés par le principe même du vote.

Quel parti aura enfin le courage de réformer notre mode de scrutin ? 

Pas avec une pseudoréforme comportant des seuils artificiellement élevés comme celle que présentait la CAQ dans son premier mandat. Une vraie réforme issue de consultations publiques indépendantes et représentative des souhaits des électeurs, suivie d’une large campagne d’éducation populaire.

De tout, même pour les coucous

D’ailleurs, une telle réforme ne saurait passer sous silence les critères qui devraient être considérés par le DGEQ lors de l’autorisation de nouveaux partis politiques.

Quand un parti souhaite la création d’un tribunal inspiré des procès de Nuremberg, pour juger tous ceux qui auront pu se voir impliqués de plus près dans « l’arnaque COVID », notamment des juges, des élus et « TOUS les employés des “médias officiels”, ainsi que des principaux médias sociaux », on nage dans la fabulation complotiste la plus surréelle. 

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