/sports/others
Navigation

Une affaire de famille

Ginette, Johanne et André Lapierre ont marqué l’histoire du club CAMPI

André Lapierre
Photo courtoisie, André St-Amand André Lapierre lors d’une compétition sur la piste du cégep de Valleyfield.

Coup d'oeil sur cet article

L’athlétisme a coulé dans les veines des membres de la famille de Ghislaine et de l’illustre quilleur Gérard Lapierre, à Valleyfield. Durant les années 70, ils ont été trois à porter les couleurs du club d’athlétisme CAMPI. 

• À lire aussi: Claude Chagnon: leadership et respect

Peu importe l’épreuve, il y avait Ginette, Johanne ou André quelque part sur la piste. Cette famille a marqué à sa manière l’histoire du club CAMPI, qui va célébrer le 24 septembre son 50e anniversaire dans le cadre d’une soirée retrouvailles.

« J’aimais les sports, j’aimais courir, affirme Ginette, qui a excellé sur les 200 et 400 mètres. Ce sont les olympiades scolaires qui m’ont surtout attirée vers l’athlétisme. »

Aînée de la famille d’athlètes, Ginette Lapierre a toujours prêché par l’exemple lors de son passage au club CAMPI
Photo courtoisie, André St-Amand
Aînée de la famille d’athlètes, Ginette Lapierre a toujours prêché par l’exemple lors de son passage au club CAMPI

Durant les années 70, les athlètes avaient tous dans le viseur une participation aux Jeux du Québec. À l’été 72, la grand-messe du sport amateur était célébrée à Chicoutimi. « J’ai pris le septième rang sur 400 m. Nous étions excités d’être loin de la maison et de partager avec les athlètes de tous les coins de la province », évoque-t-elle.

L’été suivant, elle a raté les Jeux de Mouska à Rouyn-Noranda en raison d’une sévère blessure à une cheville. Mais il était hors de question que Ginette en soit réduite à l’inactivité totale. Elle a donné un coup de pouce aux entraîneurs du club, où elle a pu partager son expérience avec les jeunes athlètes.

« Les entraîneurs chez CAMPI étaient tellement dévoués à notre cause. Il était normal que je leur retourne l’ascenseur », ajoute celle qui a aussi excellé au handball, basketball, volleyball et balle-molle, entre autres.

La passion de Johanne

On dit souvent que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Inspirée par sa grande sœur Ginette, Johanne s’est aussi nourrie de l’athlétisme. Elle a fait ses débuts à l’âge de 10 ans. Débordante d’énergie, elle a déplacé beaucoup d’air sur les aires de sauts en longueur et en hauteur et sur les haies. 

« Je me destinais vers le pentathlon, mais une blessure est venue saboter mes plans », poursuit celle qui a subi l’influence des Richmond Girouard et Olivier Gervais, très actifs au niveau du recrutement dans les écoles.

Johanne Lapierre (deuxième) sur les traces de sa coéquipière Lynda Beauchamp lors d’un cross-country à l’Île Sainte-Hélène durant les années 1970.
Photo courtoisie, André St-Amand
Johanne Lapierre (deuxième) sur les traces de sa coéquipière Lynda Beauchamp lors d’un cross-country à l’Île Sainte-Hélène durant les années 1970.

À un jeune âge, l’athlète aux lulus pouvait se targuer à l’époque d’avoir parcouru quelques régions de la Belle Province grâce aux Jeux du Québec. 

Elle a participé aux finales provinciales d’été de Valleyfield (1974), Trois-Rivières (1975), Sherbrooke (1977) et Joliette (1978). « J’ai aussi pris part au 3000 m en raquette à la finale d’hiver 1977, à LaSalle », prend le soin d’ajouter Johanne, qui a aussi été accompagnatrice de la délégation d’athlétisme du Sud-Ouest à l’été 1981, à Hull.

« Les Jeux de Valleyfield occupent une place de choix. Ça se passait chez nous et notre équipe de relais avait mérité la médaille de bronze. Dans le cadre de la promotion des Jeux de CAMPI, j’avais été invitée à participer à une activité médiatique à Montréal avec le maire Raphaël Barrette. »

Les retrouvailles

À l’instar des 85 autres membres inscrits à la soirée des retrouvailles de CAMPI, Johanne trépigne de joie à l’idée de renouer avec celles et ceux qui sont disparus de ses radars depuis plus de 40 ans. « Je ne peux oublier cette camaraderie de l’époque. Lors de nos épreuves, on ne manquait jamais d’encouragement. » 

Le bonheur de retrouver la famille CAMPI  

Dans le clan Lapierre, il y a aussi le grand frère André. L’ange gardien de ses sœurs Ginette et Johanne.

Issu lui aussi des olympiades scolaires, André a rejoint les rangs de CAMPI en 1972. Sa belle aventure dans le chandail noir et blanc a duré quatre ans.

André pourrait parler durant des heures des expériences vécues au cours de ses quatre années en athlétisme. 

« Je veux en garder pour échanger lors des retrouvailles du 24 septembre. Celles et ceux qui seront à la soirée ont tous vécu quelque chose de particulier et j’ai hâte de ramener à la surface avec eux des souvenirs qui sont enfouis durant plus de 45 ans », donne à entendre André.

« Ces retrouvailles me semblent tellement surréelles. Une bonne partie de la famille de CAMPI sera réunie », précise-t-il.

L’artiste du javelot

« Je me souviens des Jeux du Québec de Valleyfield. J’étais inscrit au 1500 m et au lancer du javelot. Sauf que les deux épreuves se déroulaient simultanément. J’ai fait un lancer pour ensuite aller courir ma distance et ensuite revenir terminer mes essais au javelot, ce fut toute une aventure. »

Campé sur un physique solide à son jeune âge, il a déjà fait piquer le javelot à 56 mètres. « Même si je n’avais pas le gabarit idéal pour le demi-fond, j’aimais cette ivresse de l’endurance et aussi les cross-country dans les sentiers vaseux. »

Sur le pouce

Lapierre aime raconter des anecdotes de sa carrière en athlétisme. Celle des championnats scolaires de l’été 1974 est savoureuse.

« Il y avait eu un conflit entre les entraîneurs régionaux. Pierre Côté et moi, on a fait fi de tout ça pour se rendre à la finale de zone à Châteauguay en faisant de l’auto-stop. Nous étions arrivés tôt au stade. On a revêtu nos vêtements de piste à l’extérieur. Notre persévérance a rapporté puisque nous nous sommes qualifiés pour les provinciaux scolaires à Deux-Montagnes. »

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.