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Il s’identifie comme une femme et espère la clémence du juge

Violence conjugale extrême

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Coupable de violence conjugale extrême, un ex-combattant d’arts martiaux mixtes affirme s’identifier maintenant comme une femme en espérant que cela lui évitera une longue sentence « à durée indéterminée ».

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« Pour le moment, je prends de la testostérone pour garder la forme en détention, je n’ai pas commencé mon hormonothérapie pour des raisons de sécurité. Mais je veux devenir une femme », a témoigné Matthew Jody Burke, mercredi au palais de justice de Montréal.

Burke, qui souhaite maintenant se prénommer Amber, a ainsi témoigné afin de tenter de convaincre un juge qu’elle ne mérite pas l’étiquette de « délinquante dangereuse » pour la violence qu’elle a fait subir à d’ex-partenaires.

Violence extrême

À l’époque, Burke était entraîneur personnel et s’identifiait comme un homme hétérosexuel. Manipulateur, il se présentait comme un grand romantique pour ensuite montrer son visage d’abuseur violent.

Ainsi, ses victimes devaient se soumettre entièrement. Burke leur dictait comment se vêtir et surveillait de près toutes leurs interactions sociales.

« Il doutait constamment de leur fidélité et les accusait de vouloir séduire d’autres hommes », peut-on lire dans la requête pour faire déclarer Burke délinquant dangereux.

Si les femmes ne lui obéissaient pas, il pouvait se montrer violent en les étranglant au point qu’elles s’évanouissaient. 

Et quand Burke ne s’en prenait pas à elles avec un couteau, il les menaçait de mort. 

Burke a écopé de condamnations en Ontario en 2005 et à Vancouver en 2014, mais ça ne l’a pas empêché de récidiver à Montréal en 2017. 

C’est dans ce dernier dossier qu’un juge a rendu des verdicts de culpabilité pour voies de fait et agressions sexuelles armées et causant des lésions, ainsi que de menaces de mort.

Fin de parcours

C’en était assez pour la Couronne, qui a demandé que l’accusée écope d’une des pires sentences prévues dans le Code criminel, soit à durée indéterminée.

Or, depuis, l’accusée a fait savoir qu’elle s’identifiait d’abord comme une personne non binaire, puis comme une femme. 

Selon le psychiatre qui l’a évaluée, il est « probable » que Burke soit sincère dans ses démarches et que si l’accusée va de l’avant avec une hormonothérapie, le risque de récidive serait ainsi atténué.

« [Sans hormonothérapie], il est difficile d’avoir un espoir de réhabilitation », a expliqué le psychiatre en recommandant que Burke écope plutôt d’une étiquette de délinquant à contrôler pendant 10 ans.

La Couronne, de son côté, doute de la sincérité de la démarche de Burke.

« C’est l’enjeu ici », a résumé le juge Jean-Jacques Gagné, qui continuera à entendre la cause à des dates ultérieures.

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