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Quand le jupon de l'idéologie retrousse

GEN-Conférence de presse de Valérie Plante mairesse de  Montréal.
Photo d'archives, Agence QMI Valérie Plante, mairesse de Montréal

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Il n’y a rien de pire que des politiciens qui tirent à gauche ou à droite pour gagner des votes. Ou encore ceux dont les leaders chuchotent leur idéologie et tergiversent lors des élections. Vous savez, ceux qui, par exemple, promettent plus de policiers et qui après la tempête électorale tirent au flanc. 

En fait, ils ne sont pas sincères, parce que tout au fond d’eux, ils veulent définancer et désarmer les policiers. On peut être d’accord ou pas, là n’est pas mon propos. Cependant, peut-on au moins avoir l’heure juste ? Est-ce possible de choisir le menu sans se faire flouer ? 

Le beurre et l’argent du beurre

En politique, on ne fait pas l’unanimité. D’ailleurs, à quoi ça sert ? Mieux vaut constamment se remettre en question. Notre cerveau ne s’en portera que mieux. Dites-vous, soit vous gagnez, soit vous apprenez.  

Alors, quand je vois les tergiversations de l’administration Plante et sa gestion de la sécurité des Montréalais, je ne peux m’empêcher de demander : « Avez-vous une vision ? » En réalité, cette équipe est déchirée entre son idéologie antipolice, son désir de gagner des élections et son obligation de gouverner pour tous les Montréalais. Ils avancent et reculent sans cesse. 

L’un de leurs rêves, outre le définancement de la police, est le désarmement total des policiers. Sachant que nous ne sommes pas dans le monde de Narnia, ils se sont trouvé une échappatoire, à savoir celle d’un « projet pilote pour évaluer la pertinence que certains policiers ne portent pas d’arme à feu lors d’interventions particulières », bien sûr en collaboration avec le SPVM. C’est dans leur programme. Un tour de passe-passe pour leur base militante et électorale. 

Vous vous doutez bien que lorsque la sécurité des Montréalais est dans les mains d’une équipe, dont l’idéologie promeut une vision antipolice, on ne peut s’étonner de la relation conflictuelle entre la mairesse et la police. On se souviendra de ses nombreuses chicanes avec l’ex-chef du SPVM. 

Et pourquoi pas le pragmatisme ? 

Comme le disait Arendt, le danger d’échanger « la pensée philosophique, pour l’explication totale que propose une idéologie et sa [vision du monde] n’est pas tant le risque de se laisser prendre à quelques postulats généralement vulgaires et toujours précritiques, que d’échanger la liberté inhérente à la faculté humaine de penser pour la camisole de la logique [qui s’articulent sur des prémisses révélées et fictives] ». 

Quoi de plus efficace, pour sortir de cette logique, que de se laisser guider par le pragmatisme, en l’occurrence en embauchant, par exemple, rapidement 300 policiers ; en investissant en prévention une somme équivalente à 10 % du budget alloué à la répression, et ce, en ciblant tous les jeunes sans exception ; en démontrant un fort appui aux troupes policières et pourquoi pas des caméras corporelles pour les aider à travailler sans avoir à craindre des accusations de profilage racial. Des actions efficaces et concrètes qui ne requièrent pas de grands débats idéologiques.

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