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Une directrice générale qui vit à 800 km de la ville où elle travaille

Une directrice générale qui vit à 800 km de la ville où elle travaille

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Les municipalités du Québec peinent à recruter des directeurs généraux et développent des stratégies pour faire face à la pénurie.

À Rivière-Saint-Jean sur la Côte-Nord, la solution passe par le télétravail. La directrice générale travaillera à 800 kilomètres de la municipalité qu’elle gérera.

L’été a été très occupé pour la mairesse de Rivière-Saint-Jean, Josée Brunet, et sa directrice générale adjointe, Mylène Poirier. L’absence de directeur général depuis le printemps dernier s’est fait sentir et a entraîné beaucoup de fatigue chez les deux femmes.

Au cours des dernières semaines, le processus d’embauche n’a pas permis de pourvoir le poste à la direction générale. Devant l’impasse et l’urgence, Karine Chouinard, ancienne directrice générale de Rivière-Saint-Jean qui avait quitté la Côte-Nord le printemps dernier pour s’établir dans la région de Portneuf, a été appelée par la mairesse. Cette dernière lui a proposé un retour à la municipalité en télétravail. Elle a accepté l’offre et a commencé à travailler lundi.

Avec des outils technologiques et la possibilité de tenir des rencontres par Zoom, Josée Brunet croit que le lien entre les élus, la population et les employés municipaux sera maintenu avec la direction générale.

«Tout va reposer sur la communication», a-t-elle précisé.

Les quatre années de service de Karine Chouinard à la municipalité ont été déterminantes dans la décision du conseil municipal de la réembaucher.

«Ça aurait été probablement difficile pour une nouvelle personne qui n’aurait pas connu la municipalité de faire ça à distance, a expliqué Karine Chouinard. Là, c’est comme une continuité.»

La mairesse Josée Brunet estime qu’avec la pénurie de personnel et sa situation géographique, l’embauche d’une directrice générale en télétravail représentait la seule solution pour maintenir tous les services municipaux à Rivière-Saint-Jean.

«Moi, je n’en ai pas d’appartement ou de maison à louer, a-elle expliqué. Si j’avais cherché quelqu’un de l’extérieur, la problématique qu’on vivait, c’est "où va-t-on héberger cette personne-là?"»

Au cours de la dernière année seulement, dans les MRC et municipalités de moins de 5000 habitants, 20 % des 1200 directeurs généraux ont quitté leur poste.

Les deux associations québécoises de directeurs généraux ont lancé des campagnes de promotion et même une formation pour valoriser cette profession, qui ne s'apprend sur aucun banc d'école.

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