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Violence armée: Québec s’interroge sur les fonds octroyés à Montréal

De nombreux nouveaux policiers se désistent pour aller travailler ailleurs

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Québec se questionne à savoir si les budgets précédemment octroyés à la Ville de Montréal pour financer la lutte à la violence par armes à feu ont été utilisés adéquatement, alors que la mairesse affirme que c’est le cas. 

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Selon les informations de notre Bureau d’enquête, Québec se demanderait si ces sommes ont bel et bien été dépensées pour augmenter les effectifs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans la métropole. 

Des sources ont même soutenu que la manière dont les fonds ont été gérés pourrait constituer, à certains égards, un « définancement de la police déguisé ». 

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Des allégations que le cabinet de la mairesse de Montréal Valérie Plante s’est empressé de nier. 

« Toutes les sommes reçues du MSP dédiées à soutenir le travail des policières et des policiers sont utilisées et sont essentielles. Notre administration n’a jamais “définancé” la police, au contraire », a-t-on soutenu. 

« Notre administration a d’ailleurs bonifié chaque année le budget du SPVM, ce qui a servi à mettre sur pied des équipes dédiées à la lutte contre le crime organisé, la saisie d’armes, et d’avoir le plus grand nombre d’effectifs policiers depuis 2012 », a ajouté le cabinet de la mairesse. 

Une annonce d’ici dimanche

Ces questions surgissent alors même que le gouvernement du Québec s’apprêterait à annoncer d’ici dimanche de nouvelles sommes destinées à hausser le nombre de policiers dans la métropole qui connaît une vague de violence par armes à feu sans précédent. 

Particulièrement sanglante, la journée de mardi a ravivé le débat sur l’insécurité à Montréal et le nombre de policiers dans les rues, alors que deux hommes ont été abattus en plein jour dans des endroits publics bondés, à une trentaine de minutes d’intervalle. 

Plus tôt en journée jeudi, la mairesse a reconnu que la Ville doit en faire davantage en matière de recrutement pour garnir les effectifs de la police de Montréal. 

La mairesse Valérie Plante lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Montréal pour faire le point sur la violence armée, mercredi.
Photo Agence QMI, Laurent Corbeil
La mairesse Valérie Plante lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Montréal pour faire le point sur la violence armée, mercredi.

Elle indique que « tout est sur la table » pour y arriver.

« Quand on parle des effectifs, il y a nécessairement l’enjeu de l’embauche à la source. C’est un enjeu, et ça faisait partie des éléments dont on discutait avec Québec de comment s’assurer que les policiers qui sortent de l’école de police viennent à Montréal », a dit la mairesse, au cours d’une mêlée de presse.

Plus tôt cette semaine, son administration se targuait d’avoir embauché 229 policiers depuis le début de l’année.

Toutefois, selon la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), le nombre net d’effectifs sur le terrain a diminué de 72 en raison de nombreux départs. 

De plus, une majorité d’aspirants policiers ne semblent avoir aucun intérêt à venir travailler à Montréal. 

Le SPVM confirme qu’il a perdu pratiquement toute sa cohorte de septembre au profit d’autres corps policiers dans la province.

Pas une « solution miracle »

Montréal compterait près de 4338 policiers, sur un plafond de 4802 que permet le gouvernement du Québec.

Toutefois, les embauches ne seront pas une « solution miracle », reconnaît la mairesse Plante qui indique que la Ville et le SPVM devront améliorer les conditions de travail des policiers déjà en place. 

« Il ne faut pas minimiser les autres éléments pour garder notre force policière mobilisée », a-t-elle soutenu.

– Avec Francis Pilon

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