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La Québécoise qui voulait empoisonner Trump connaîtra bientôt sa suggestion de peine

La Québécoise qui voulait empoisonner Trump connaîtra bientôt sa suggestion de peine
PHOTO FOURNIE PAR LE BUREAU DU SHÉRIF DU COMTÉ D'HIDALGO

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Près de deux ans après son arrestation, la femme de Longueuil qui aurait tenté d’empoisonner Donald Trump en 2020 en lui envoyant une lettre pourrait bientôt se faire offrir un accord de plaidoyer pour éviter un long procès.  

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Le procureur Michael Friedman a annoncé hier à la Cour fédérale à Washington s’être entretenu favorablement avec les avocats de la femme de 55 ans, Pascale Ferrier. 

«Il s'agit d'une affaire compliquée impliquant des accusations sérieuses faites par le procureur ici du district de Washington et aussi par le procureur du district du Texas», a expliqué vendredi M. Friedman. 

Il a ensuite ajouté qu’un possible accord de plaidoyer avec les avocats de Mme Ferrier pourrait être présenté d’ici le 28 septembre prochain. 

Pascale Ferrier lors d’un voyage au Texas, en novembre 2018.
Photo tirée de Facebook
Pascale Ferrier lors d’un voyage au Texas, en novembre 2018.

Cette suggestion commune de la peine permettrait à Longueuilloise d’éviter un long procès. Toutefois, ce sera à la discrétion du tribunal de l’accepter ou de la rejeter le mois prochain lorsqu’elle sera présentée. 

Pluie d’accusations

La Québécoise, qui est d’origine française, fait désormais face à plus d’une dizaine d’accusations devant les tribunaux américains. 

Elle est accusée, entre autres, d’avoir tenté de tuer l’ancien président américain en lui envoyant une lettre empoisonnée à la ricine, un poison végétal extrêmement toxique. 

Une équipe spécialisée de la GRC a fouillé le condo de Pascale Ferrier dans l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil. De la ricine, un poison naturel très puissant, y aurait été trouvée.
Photo d'archives, Agence QMI
Une équipe spécialisée de la GRC a fouillé le condo de Pascale Ferrier dans l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil. De la ricine, un poison naturel très puissant, y aurait été trouvée.

«Tu ruines les États-Unis et les mènent au désastre. J’ai des cousins américains et je ne veux pas qu’ils passent les quatre prochaines années avec toi comme président», avait-elle écrit à Donald Trump. 

La quinquagénaire avait aussi expédié six autres missives avec de la ricine à des agences fédérales dans l’État du Texas. 

Les Services secrets américains avaient d’ailleurs détecté la lettre empoisonnée dans la salle de tri du courrier de la Maison-Blanche le matin du 18 septembre 2020. 

Mme Ferrier avait été arrêtée deux jours plus tard, alors qu’elle voulait traverser la frontière américaine en possession d’une arme à feu chargée. Elle souhaitait l’utiliser pour s’en prendre à Trump.

Privée de savon et pâte à dents

Depuis son arrestation, l'empoisonneuse alléguée croupit dans une prison de Washington. 

Dans une requête soumise au tribunal le 25 octobre 2021 par son avocat, elle se plaignait des conditions de détention exécrables de sa vie derrière les barreaux

La résidente de l’arrondissement Saint-Hubert à Longueuil disait être privée de savon, de pâte à dents et d’appels téléphoniques avec sa famille. Son avocat expliquait que Pascale Ferrier n’avait pas suffisamment d’argent pour accéder à ces services et ces biens en prison. 

La Québécoise qui voulait empoisonner Trump connaîtra bientôt sa suggestion de peine
Desssin de cour, Reuters

«Les résidents n’obtiennent rien de plus qu’une combinaison et des chaussures», peut-on lire dans cette requête.

Notons qu’au moment de son arrestation en septembre 2020, notre Bureau d’enquête avait révélé que Pascale Ferrier aurait été radicalisée par des mouvements d’extrême gaucheen faveur de l’immigration sur les réseaux sociaux.

EXTRAITS DE LA LETTRE À TRUMP :

«Tu ruines les États-Unis et les mènent au désastre. J’ai des cousins américains et je ne veux pas qu’ils passent les quatre prochaines années avec toi comme président. »

«Retire ta candidature pour les élections. J’ai confectionné un cadeau qui t’incitera à le faire. Le cadeau est dans cette lettre. Si ça ne fonctionne pas, je trouverai une meilleure recette pour un autre poison, ou j’utiliserai peut-être mes armes quand je serai en mesure de venir.»

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