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L’incontournable Europe

Bill Daly
Photo d'archives Bill Daly, adjoint au commissaire de la LNH, Gary Bettman, pilote le dossier de la prochaine Coupe du monde de hockey.

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Il y aura un autre tournoi de la Coupe du monde. Bill Daly, l’adjoint de Gary Bettman, est persuadé que février 2024 représente un mois idéal pour la tenue d’un tel événement. Et pour satisfaire les bonzes du hockey professionnel européen, des rondes préliminaires de qualification ainsi que la ronde préliminaire de la compétition, voire les éliminatoires, prendront l’affiche de l’autre côté de l’Atlantique.

Une nouvelle qui indique clairement que les dirigeants de la LNH réalisent de plus en plus que le marché européen est un incontournable et qu’éventuellement, les dollars de la télévision et des marchés des entreprises spécialisées dans les télécommunications deviendront de plus en plus attrayants pour le hockey professionnel nord-américain.

« Nous étudions plusieurs scénarios. Pour l’instant, les Européens ne peuvent remplir les conditions d’admissibilité, simplement au niveau des amphithéâtres, aucune ville ne répond aux exigences de la Ligue nationale. »

Compétition féroce

Mais Daly sait très bien que le temps devient un facteur important et que la Ligue nationale de football ainsi que la NBA reluquent le lucratif marché de l’Europe.

La compétition pour s’approprier le dollar sportif est plus féroce que jamais. Des contrats de plusieurs milliards de dollars ont été négociés au cours des derniers mois par la NFL, et la NBA. La MLS a signé une entente de dix ans avec Apple. Le baseball majeur a aussi fait des progrès au niveau des droits de télédiffusion.

Et l’an dernier, la LNH entrait dans la première phase de son entente avec les diffuseurs américains, une entente de 600 M$ par saison.

Sauf qu’on est bien loin des contrats alloués aux autres sports professionnels.

Marché attrayant

Évidemment, le marché européen s’avère fort intéressant pour le hockey professionnel. Les grands centres comme Moscou, Saint-Pétersbourg, Stockholm, Helsinki, Prague, Zurich, possiblement Londres et Paris offrent des perspectives intéressantes.

La décision de présenter des matchs de la Coupe du Monde en Europe est appropriée dans les circonstances. Ça va permettre aux équipes européennes d’évoluer devant leurs partisans, ça va ouvrir une fenêtre sur le hockey -international.

Il n’y a pas de meilleures études de marché qu’une telle compétition. On obtiendra des réponses à plusieurs -interrogations.

Cependant, il y a du travail à faire pour convaincre les fédérations européennes de revoir leur gestion, d’accepter une nouvelle structure au niveau des revenus.

Le Championnat du monde de la Fédération internationale de hockey sur glace perdrait à coup sûr de son lustre. Les ligues dans les différents pays de l’Europe n’auraient sûrement pas le même impact que présentement.

Sauf que les décideurs de la LNH n’ont pas le choix. C’est un marché qu’ils doivent absolument s’approprier. Ils doivent devancer la compétition des autres ligues professionnelles nord-américaines.

Il y a encore des villes aux États-Unis et au Canada prêtes à accueillir une équipe de la Ligue nationale. On pense à Québec, à Houston, à Austin, peut-être même à une deuxième formation à Toronto.

Par contre, on ne peut plus négliger le marché européen.

Entre-temps, cette formule de la Coupe du monde soulèvera un intérêt sans doute élevé chez les amateurs. Au moins, on ne nous imposera pas cette formule du match des étoiles, véritable perte de temps au milieu du calendrier régulier.

Un match des étoiles que plusieurs joueurs vedettes de la ligue cherchent à éviter, préférant sans doute quelques jours sur la plage plutôt que de participer au party de Gary Bettman.

Le plafond salarial

La nouvelle a sans doute fait sourire la plupart des directeurs généraux.

Le plafond salarial, à 82,5 M$ cette année, augmentera de façon significative au cours des prochaines saisons. De prime abord, les décideurs de la ligue avaient affirmé que l’augmentation annuelle de la masse salariale serait de 1 M$ par saison jusqu’en 2026 au moment où les joueurs auront payé une dette de 1 milliard $, à la suite d’une nouvelle gestion de compte en fidéicommis... Mais selon les dirigeants de la ligue, ça pourrait changer.

Les revenus de la ligue connaissent une croissance inattendue, le hockey professionnel attire l’attention d’une clientèle plus jeune.

Bref, les perspectives d’avenir ont de quoi réjouir les propriétaires.

On ne s’emballera pas trop rapidement chez les directeurs généraux parce qu’on n’a pas entre les mains les projections sur les augmentations pour les -prochaines années.

Il reste que certains pourront travailler avec plus de marge de manœuvre. Il y a même des décideurs qui auront -l’opportunité de sauver leur emploi.

Colmater des brèches

Donc, Phil Kessel a trouvé preneur.

Les Golden Knights de Vegas l’ont embauché pour un an à raison de 1,5 M$.

Un prix raisonnable dans les circonstances, un prix qui convenait aux dirigeants des Golden Knights, qui n’ont jamais su comment composer avec le plafond salarial.

Cette équipe, construite de façon exceptionnelle par George McPhee, a voulu précipiter les événements avec le résultat que l’organisation doit maintenant colmater les brèches avec des vétérans qui sont rendus à la croisée des chemins.

Le rapido

Alexandre Texier avait des problèmes et ne voulait pas se présenter à -Columbus pour la prochaine saison. Jarmo Kekäläinen, le patron du secteur hockey, a passé de longues heures avec le joueur français, et il lui a accordé la permission d’évoluer près de chez lui. Il habite Grenoble et participera aux activités de la ligue professionnelle de Suisse. La Ligue nationale et les Blue Jackets se sont entendus sur les modalités de départ. Bravo...

Paul Stastny va se plaire avec les -Hurricanes de la -Caroline et surtout il va apprécier les méthodes de Rod Brind’Amour. Il a perdu de son lustre au fil des années, mais aucun entraîneur ne va se plaindre de la présence dans sa formation d’un vétéran comme Stastny, d’autant plus qu’on avait besoin d’un autre centre pour appuyer le travail de Sebastian Aho...

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