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Transport scolaire: un casse-tête qui ne finit plus pour de nombreux parents

Toujours pas d’autobus jaunes en vue pour la rentrée dans certaines régions

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De nombreux parents cherchaient encore hier des moyens de résoudre le casse-tête du manque de transport scolaire à l’aube de la rentrée, plusieurs se résignant d’avance à garder leur enfant à la maison. Au moment de publier hier soir, des parents de plusieurs régions n’avaient toujours pas reçu une confirmation que l’autobus jaune passerait devant chez eux le matin du retour en classe, les négociations locales avec certains transporteurs scolaires étant toujours en cours. 

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Dur dur pour les familles nombreuses

Photo courtoisie

Avec six enfants répartis dans trois écoles différentes, une famille de l’Outaouais n’aura d’autre choix que de garder certains d’entre eux à la maison si le transport scolaire n’est pas rétabli la semaine prochaine. 

«Il faudrait que je parte à 6 h 45 le matin pour aller tous les porter [...] et que je reparte à 13 h 45 l’après-midi pour aller les chercher», explique Sandie Taillefer, 41 ans.

La famille habite à Lac-Simon. Ses trois filles d’âge primaire fréquentent une école à 10 minutes de la maison, mais sa fille autiste de 16 ans fréquente une école à Thurso, à 47 kilomètres.

À cela vient s’ajouter l’école de Montebello, à 40 kilomètres, que fréquentent les deux enfants autistes qu’elle héberge comme famille d’accueil. 

«On oublie ça [...] La seule option, c’est qu’il y en ait que je garde à la maison», soupire Mme Taillefer. 

On lui propose de marcher 2 heures

Josianne Beaulieu
Photo courtoisie
Josianne Beaulieu

«Habituellement, je suis quelqu’un qui trouve une solution à tout. Mais là, je ne vois aucune solution», s’impatiente Josiane Beaulieu, 38 ans, qui réside à Boisbriand. 

Son fils de 12 ans commencera le secondaire dans un programme de football à Deux-Montagnes, à une dizaine de kilomètres de la maison.

Il est impossible pour elle de le conduire puisqu’elle est responsable d’une garderie en milieu familial qui ouvre à 7 h le matin. Quant à son conjoint, il commence le travail à 6 h 30. 

En transport en commun, le trajet exigerait trois transferts et prendrait plus de deux heures, estime-t-elle. 

Mme Beaulieu raconte avoir contacté le Centre de services scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles. 

«On m’a conseillé de [faire en sorte] qu’il se rende à pied. Mais ça prendrait 2 heures 26 minutes. Ce n’est pas concevable», s’exclame-t-elle.

Si la situation n’est toujours pas réglée d’ici la rentrée lundi, son fils devra manquer sa première journée de secondaire.

«Ce serait épouvantable. Ça fait deux semaines qu’il me dit qu’il a hâte de commencer.»  

Vague de soulagement

Emmanuelle Dufresne-Pelletier et sa fille Léa
Photo courtoisie
Emmanuelle Dufresne-Pelletier et sa fille Léa

Après s’être arraché les cheveux pendant des jours, plusieurs parents ont reçu la confirmation tant attendue qu’une entente a été conclue hier pour leur circuit d’autobus, comme aux centres de services scolaires de Laval, de la Pointe-de-l’Île et de la Rivière-du-Nord. 

C’est le cas d’Emmanuelle Dufresne-Pelletier, 31 ans, qui réside à Laval. Sa famille recomposée compte trois enfants répartis dans trois écoles de villes différentes. 

Mais elle n’est pas dupe : elle sait que même si la situation est réglée pour la rentrée de lundi, le problème du manque de transport scolaire risque de se pointer à répétition au courant de l’année.

Depuis le printemps, sa fille de 11 ans a à maintes reprises attendu son autobus jaune pendant plus de 40 minutes, en vain. 

«J’ai bien peur que cette année, ce soit encore pire.»

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