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Violence à Montréal: j'accuse

FD-HOMME ATTEINT PAR BALLE DANS UN RESTAURANT-MONTREAL
Photo Agence QMI, Thierry Laforce Certains devraient se regarder en voyant la violence armée gagner du terrain.

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La violence armée à Montréal progresse parce que les groupes qui ont spontanément recours aux armes se sentent plus à l’aise que jamais.

Ces groupes violents se sentent plus à l’aise que jamais parce que la police est affaiblie.

La police est affaiblie par une longue série de décisions politiques qui ne sont pas des négligences ou des distractions. Ce sont des gestes politiques conscients et volontaires poussés par une idéologie très présente dans la gauche radicale.

En passant, la gauche radicale est bien installée à Montréal. Se pourrait-il qu’elle se soit infiltrée dans la politique, dans l’entourage des élus, dans les organismes influents et ait contribué à son objectif d’affaiblir la capacité d’agir des services policiers ? On dirait bien que oui.

Dans l’agenda étudiant

Quel hasard instructif que d’avoir un texte proposant l’abolition de la police dans l’agenda étudiant du Collège de Maisonneuve. Attention ! pas un texte d’opinion signé par un auteur dans le journal étudiant. Un vrai texte de propagande idéologique extrémiste, non signé, et inséré comme la vérité dans l’outil essentiel d’information que constitue l’agenda.

Le pamphlet reprend les clichés de l’extrême gauche moderne pour une société sans services policiers. Tous les budgets policiers devraient aller à des structures communautaires. Une société abondamment pourvue en services sociaux et communautaires verrait aussitôt disparaître les voleurs, la violence conjugale, les règlements de compte et toutes les autres tentations de contourner la loi. Assez rêveur merci.

Autre postulat : le crime survient lorsqu’une personne ne peut plus subvenir à ses besoins économiques légalement. Donc s’il y a assez d’emplois et de programmes sociaux, plus de crimes liés à l’appât du gain. Hummmm...  

Il me semble que nous sommes présentement en plein emploi. Tout le monde peut se trouver un gagne-pain. Malheureusement, certains préfèrent faire plus d’argent plus vite en devenant proxénètes, en recrutant des mineures et en les exploitant sexuellement. Toutes ces tentations de faire de l’argent vite disparaîtraient aussi, je suppose, dans le monde de Calinours de nos bons leaders étudiants néocommunistes.

Quoi qu’il en soit, selon eux, la police est nocive, raciste et inutile. Elle n’a pour but que de criminaliser les plus pauvres et les plus marginalisés de la société. Vive une ville sans policiers !  

Ces idées ont fait leur chemin

J’insiste sur cet agenda étudiant parce qu’il résume en quelques pages une pensée plus répandue qu’on ne le pense à Montréal. Désarmer la police, « définancer » la police, ce sont des idées qui font leur chemin au grand plaisir des groupes criminels. Des gens qui partagent ce genre de points de vue les ont ouvertement exprimées au sein de Projet Montréal, le parti de la mairesse Valérie Plante. Elle a réussi à refermer le couvercle sur cette marmite le temps de la campagne électorale l’an dernier.

Québec solidaire a jonglé avec les mêmes concepts dans son programme.

En résumé, une idéologie a fait son chemin à Montréal. Résultat : la police est plus faible et on s’étonne d’entendre des coups de feu.

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