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Violence armée à Montréal: Québec solidaire repousse l’idée de désarmer la police

Violence armée à Montréal: Québec solidaire repousse l’idée de désarmer la police
PHOTO AGENCE QMI, MAXIME DELAND

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Devant la flambée de violences à Montréal, Québec solidaire repousse à plus tard l’idée de désarmer la police, même si ses membres ont tenu à l’inscrire dans son programme.

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«C’est sûr que ce serait contre-productif de faire ça, en ce moment, avec ce qui se passe à Montréal. [...] On n’est pas du tout dans une réflexion avancée de désarmement. Il y a ça dans le programme, on ne fera pas semblant que ce n’est pas là, évidemment, c’est une réflexion que les membres ont», dit le porte-parole de QS en matière de justice, Alexandre Leduc.

En effet, le programme du parti stipule clairement qu’un gouvernement solidaire «restreindra le port des armes à feu par les agentes et agents publics (police) et privés (agences de sécurité) à des circonstances particulières». D’ailleurs, le porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, animait en avril 2021 un balado d’une demi-heure consacré à cette question. 

Mais l’idée ne se retrouvera pas dans la plateforme électorale, qui constitue les engagements du parti pour un premier mandat. «La plateforme a été adoptée en novembre, il y avait déjà des fusillades à ce moment-là. C’est sûr qu’avec le fait que ça s’est accentué récemment, ça pèse encore plus lourd dans la volonté de ne pas en faire une priorité pour le prochain mandat», dit M. Leduc. 

Alexandre Leduc, porte-parole de Québec Solidaire en matière de justice
Photo d'archives
Alexandre Leduc, porte-parole de Québec Solidaire en matière de justice

S’inspirer de Londres

Si QS va de l’avant un jour avec cette proposition, la question, ce n’est pas qu’il n’y ait plus d’armes du tout», explique le député d’Hochelaga-Maisonneuve. Les solidaires veulent s’inspirer de la ville de Londres, par exemple, où les célèbres «bobbies» ne sont pas munis de pistolets. Les armes à feu se trouveraient plutôt au poste de quartier, en cas de besoin, et certaines escouades seraient toujours armées. 

Les membres de QS veulent ainsi éviter des «bavures» policières. 

L’an dernier, une proposition similaire des membres de Projet Montréal avait fait couler beaucoup d’encre. La mairesse, Valérie Plante, avait finalement écarté cette proposition au moment de la campagne électorale. 

Plus d’argent au communautaire

Pour QS, la solution pour enrayer la violence dans la métropole passe par un meilleur financement des organismes communautaires, qui permettrait d’éviter que les jeunes soient attirés par la culture des armes à feu. 

Le parti souhaite également créer des escouades formées de patrouilleurs et d’intervenants psychosociaux, afin de dégager des policiers pour leur permettre de se concentrer sur les enquêtes. 

L’investissement nécessaire sera dévoilé dans le cadre financier, mais il s’agira de sommes supplémentaires, assure la formation. «On n’est pas du tout dans une logique de définancement de la police», assure M. Leduc. 

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