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Pas un luxe, une nécessité

Repêchage LNH 2022
Photo Martin Chevalier Jeff Gorton et Kent Hughes très attentifs lors du dernier repêchage de la LNH au Centre Bell.

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En l’espace de quelques mois, Kent Hughes et Jeff Gorton ont non seulement implanté une nouvelle gestion administrative, mais ils ont également réussi à résoudre de nombreux problèmes particulièrement au niveau des effectifs.

Pas étonnant qu’on raconte en coulisses que le Canadien possède un surplus de patineurs et qu’il faudra garder les décideurs de l’organisation à l’œil. Dans le contexte actuel, avec un plafond salarial qui invite les directeurs généraux à trouver de nouvelles façons pour contourner les obstacles, Hughes et Gorton n’ont pas hésité à prendre des décisions orientées sur l’acquisition de jeunes joueurs répondant au programme de la relance de l’attaque. Par conséquent, avoir un surplus de patineurs n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour autant qu’on sache composer avec le plafond salarial. Et, sur ce plan, ils réussissent très bien.

Scénarios à l’étude

Le dossier Carey Price permet maintenant aux décideurs du Canadien d’étudier plusieurs scénarios et d’avoir la possibilité d’en tirer les meilleurs résultats. 

À l’agenda, il y aura le contrat de Cole Caufield. Également, il faudra bien libérer la masse salariale de contrats ne correspondant aucunement à la réalité. L’arrivée de Kirby Dach et de Sean Monahan change la donne. Ils sont jeunes, Monahan, après tout, n’a que 27 ans, ils représentent certes des joueurs qui ont éprouvé des ennuis au cours des dernières années, par contre, ne constituent-ils pas une menace pour certains vétérans ? Ne donnent-ils pas plus de latitude aux décideurs du Tricolore au niveau du transfert de certains effectifs ?

Hughes et Gorton ne précipiteront pas le processus de relance de l’entreprise, mais ils se sont tout de même donné des moyens pour provoquer les événements et travailler avec un plan salarial plus équilibré.

Le mieux payé : oui !

La question a été posée cette semaine : Nathan MacKinnon deviendra-t-il, dans un an, le plus haut salarié de la Ligue nationale ?

Surpassera-t-il Connor McDavid ?

La réponse est oui. D’une part, parce qu’il a maintenant un championnat à son curriculum vitae. Parce qu’il est le grand leader de sa formation. Parce qu’il est au sommet de sa carrière.

MacKinnon a été au cours des dernières années une véritable aubaine pour Joe Sakic et l’Avalanche du Colorado. Maintenant, il va passer à la caisse. En d’autres mots, ce sera le retour de l’ascenseur.

Combien ?

Avec une augmentation plus rapide du plafond salarial, et à la suite des dernières décisions prises par Sakic, les décideurs de l’Avalanche ont prévu que MacKinnon exigera sans doute un contrat dépassant 12 M$ par saison.

Marchessault : no 81

Des nouvelles de Vegas : Phil Kessel risque de porter un dossard différent l’an prochain. Le numéro 81 appartient à Jonathan Marchessault et le joueur des Golden Knights n’a pas l’intention de céder son dossard à Kessel. Pourquoi le ferait-il ? Après tout, Marchessault n’a-t-il pas été un joueur qui a marqué la jeune concession des Golden Knights ? 

Donc, les Islanders de New York ne veulent plus de Zdeno Chara. C’était à prévoir, surtout après les événements de l’an dernier, alors que l’équipe a été exclue du tournoi printanier. Cependant, Noah Dobson, jeune défenseur de l’organisation, aura profité des conseils de Chara. Va-t-il trouver une autre formation ? A-t-il toujours l’intention de chausser les patins pour une autre saison ? Peu importe la décision qu’il prendra, il aura connu une magnifique carrière...

Babcock : terminé !

Mike Babcock avait décidé l’hiver dernier de piloter la formation de l’Université de la Saskatchewan, question de rester bien en vue des équipes de la Ligue nationale. Mais ça ne semble pas avoir fonctionné et il vient d’annoncer que sa carrière d’entraîneur était terminée. On peut le comprendre. Avec les nombreux changements effectués chez les entraîneurs au cours des derniers mois et le fait de ne pas avoir été sollicité ne laissaient plus de doute que les directeurs généraux avaient tranché dans le cas de Babcock. Son caractère et sa relation avec les joueurs n’ont pas aidé sa cause. Néanmoins, Babcock aura permis aux entraîneurs de voir l’échelle des salaires grimper d’une façon spectaculaire...

 

On rêve à Toronto

Patrick Kane fait saliver plusieurs intervenants dans l’entourage des Maple Leafs de Toronto.
Photo d'archives
Patrick Kane fait saliver plusieurs intervenants dans l’entourage des Maple Leafs de Toronto.

Tiens, tiens, depuis quelques jours, on rêve à Toronto. Les intervenants attachés à la couverture des Maple Leafs croient que l’organisation devrait concentrer ses efforts à sortir Patrick Kane de Chicago.

Donc, malgré trois joueurs touchant plus de 10 M$, c’est insuffisant. L’arrivée de Kane modifierait la donne.

À ce que je sache, le Lightning de Tampa Bay n’avait pas des joueurs touchant plus de 10 M$, lors des deux conquêtes de la Coupe Stanley. L’Avalanche du Colorado non plus. Même cas pour les Capitals et les Blues.

Certes, Kane est un joueur exceptionnel. Il a gagné la coupe Stanley, trois fois par surcroît. Mais, pour obtenir ses services, on devra avant tout chasser un haut salarié. Et, si je me souviens bien, Kane n’est pas un gardien.

Le Canadien avait un gardien de 10 M$ en 2021. Carey Price a surclassé les grandes vedettes des Leafs.

Le vrai problème des Leafs, c’est au niveau de l’esprit de compétition, savoir quitter la zone de confort qu’ils affectionnent tant pendant le calendrier régulier et d’accepter ce qu’exigent les séries éliminatoires : le courage et la détermination.

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