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Sécurité des chefs des partis: «C’est triste, mais responsable de leur donner un gilet pare-balles»

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Des experts jugent indispensable d’équiper de veste pare-balles les chefs des partis politiques qui sont en campagne électorale au Québec dans le contexte où les politiciens sont de plus en plus harcelés par les électeurs.

• À lire aussi: Campagne électorale en 2022: des vestes pare-balles pour les politiciens

• À lire aussi: Les menaces de mort envers les élus fédéraux explosent

«On voit que les menaces augmentent et qu’il n’y a plus autant de respect envers nos élus. Je pense que c’est triste de voir ça chez nous, mais c’est un geste responsable de leur donner un gilet pare-balles», explique André Durocher, ex-enquêteur au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 

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Ce dernier, qui a déjà été affecté comme garde du corps de Pierre Elliott Trudeau lorsqu’il était premier ministre du Canada, assure que la sécurité de nos politiciens s'est accrue depuis quelques années. Selon lui, c’est l’attentat contre la cheffe du Parti Québécois Pauline Marois au Metropolis lors de l’élection de 2012 qui a marqué un tournant. 

Photo Patrick Bellerose

«C’est clair que la Sûreté du Québec (SQ) prend au sérieux cette campagne et a donc recommandé les vestes pare-balles. Ils ne veulent pas prendre de chances et se ramasser avec une autre enquête comme avec l’attentat de Marois. Par contre, ils ne font clairement pas ça de gaieté de cœur. C’est malheureux qu’on soit rendu là», juge M. Durocher.  

L’ex-enquêteur rappelle que la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, a été agressée verbalement lors d’une visite en Alberta ce week-end. Il mentionne aussi que plusieurs politiciens ont reçu des menaces de mort durant la pandémie.

Se préparer au pire

Pour Stéphane Wall, superviseur retraité du SPVM, la veste pare-balles est devenue un outil indispensable pour tout chef de parti qui fait campagne.

«Mais est-ce que nos élus voudraient toujours être vus avec leur veste en public durant cette campagne? Je suis convaincu que non. Ils ne voudront pas mettre les électeurs dans un climat de peur», indique M. Wall. 

Photo Annabelle Blais

Il souligne que la menace envers les politiciens est bien réelle en donnant comme exemple l’ancien premier ministre japonais Shinzo Abe. Celui-ci a été assassiné par balles le mois dernier en pleine réunion électorale.

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