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Kidnappeur multirécidiviste: un portrait peu flatteur de Jean-Pierre Bellemare

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Les représentations pour faire déclarer Jean-Pierre Bellemare délinquant dangereux se sont poursuivies mardi, au palais de justice de Granby, en Estrie, où un psychiatre a tracé un portrait peu flatteur de l'individu aux nombreux antécédents de violence.

Kidnappeur récidiviste, Bellemare avait enlevé et séquestré une ado de 12 ans il y a quatre ans, dans le but d'obtenir une rançon.

Jean-Guy Vallières et lui l'avaient enlevée alors qu'elle se rendait prendre l'autobus scolaire à Sutton.

Bâillonnée et projetée au fond d’une minifourgonnette, la jeune avait été conduite dans une maison inhabitée où Bellemare et Vallières l’avaient ligotée avec du ruban adhésif avant de l’enfermer dans une penderie.

Bellemare et Vallières s'étaient par la suite rendus dans un Tim Hortons pour avoir un accès internet et communiquer par Messenger avec la mère, une employée de la Banque CIBC du village, afin de réclamer une rançon.

Fort heureusement, en leur absence, l’ado avait réussi à se défaire de ses liens et à prendre la fuite.

L'accusé de 55 ans avait été arrêté au moment où il tentait de traverser à un poste douanier américain, en possession d'une arme à feu et de son masque de ravisseur.

Bellemare est un récidiviste. Il a déjà été condamné pour l'enlèvement et la séquestration d'un adolescent de 13 ans à Laval, il y a trois décennies.

Le Dr Alexandre Dumais, de l'Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, dépeint l'accusé comme un être narcissique, sans remords et sans sentiments de culpabilité.

Sur la grille d’évaluation de Hare visant à déterminer si un détenu est psychopathe, l’accusé a enregistré un pointage de 29 sur 40, le plaçant au seuil de la psychopathie.

Celui-ci est en attente de procès à Montréal pour des agressions sexuelles et la séquestration de deux employées d'une maison de transition.

Le faire déclarer délinquant dangereux permettrait aux avocates en poursuite de recommander une peine d'emprisonnement d'une durée indéterminée et le mettrait ainsi hors d'état de nuire.

Son avocate souhaite plutôt qu'il soit déclaré délinquant à contrôler, un statut qui vient habituellement avec une peine maximale de détention déterminée par un juge.

En milieu d’après-midi mardi, Jean-Pierre Bellemare a entrepris son témoignage.

Mercredi, les audiences se poursuivront devant le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure.

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