/news/society
Navigation

Retour des missions lunaires: «Il n’y a pas de science dans Artemis»

US-SPACE-MOON-ARTEMIS
Photo AFP La fusée Artémis est restée dans sa rampe de lancement, au Centre spatial Kennedy, en Floride.

Coup d'oeil sur cet article

Le retour des coûteuses missions lunaires comme Artemis 1 n’ont rien à nous apprendre sur le plan scientifique et sont davantage politiques, dénonce un expert.

• À lire aussi: Le décollage de la fusée d’Artémis vers la Lune annulé à cause d’un problème technique

• À lire aussi: Première étape du retour sur la Lune

«Il n’y a pas de sciences dans le projet Artemis. On ne peut pas parler ici d’exploration spatiale parce qu’il n’y a rien à explorer. On a mis le pied sur la Lune il y a 53 ans et nous y sommes allés de multiples fois depuis», s’insurge au bout du fil le physicien et historien des sciences à l’UQAM Yves Gingras. 

Le scientifique dénonce le battage médiatique lié au retour des missions lunaires telle Artemis1, dont le lancement prévu hier a été reporté à une date ultérieure. 

La NASA envoie cette fois dans l’espace une fusée sans passagers, mais la seconde phase prévoit l’envol d’une équipe d’astronautes, dont un Canadien, en 2024.

  • Écoutez l'entrevue avec Olivier Hernandez à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h 23 via QUB radio : 

Spectacle politique

À son avis, le spectacle politique mis en scène à Cap Canaveral, en Floride – où se trouve d’ailleurs le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie François-Philippe Champagne en compagnie de dignitaires – est un écran de fumée dans l’histoire de l’exploration spatiale. 

Même l’idée d’installer une mission orbitale lunaire permettant une «escale» vers Mars ne trouve grâce à ses yeux. 

Tout ça ne vise qu’à envoyer des humains sur la planète Rouge alors qu’on peut être beaucoup mieux servi, à moindre coût et sans danger pour les voyageurs, avec des vaisseaux téléguidés.

Science VS Technologie

Pour le fondateur de l’Observatoire des sciences et des technologies, il faut connaitre la différence entre les deux concepts (le science et la technologie) qui, sans s’opposer, ont des objectifs différents. 

«La science, c’est ce qui nous permet de comprendre le monde, dit-il pour résumer. La technologie, ce sont les outils qui nous permettent d’y arriver.» 

Le télescope spatial James-Webb, qui vient d’ouvrir de nouvelles perspectives sur notre compréhension de l’univers, est un bon exemple de maillage entre la technologie et la science. 

De même, certaines missions de la NASA comme le rover sur Mars qui prévoit de rapporter des échantillons de sol martien, méritent ses éloges. «On en saura plus sur la composition de la planète, sur son passé et son évolution.»

Le Canada a annoncé en février 2019 un budget de 2 GS pour les différents projets d’exploration lunaire d’ici 2046, indique au Journal l’Agence spatiale canadienne. 

Dès le retour d’Artemis 1, elle annoncera le nom de l’astronaute qui fera partie de la mission suivante.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.