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La pénurie de main-d’œuvre et l’épuisement frappent aussi la SAQ

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Jadis un employeur très populaire, la Société des alcools du Québec (SAQ) subit aussi les contrecoups de la pénurie de main-d’œuvre alors que des employés épuisés doivent faire plusieurs heures supplémentaires pour éviter de fermer des quarts de travail comme c’est arrivé, cette semaine, à Rivière-du-Loup.

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La présidente du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux (SEMB) de la SAQ, Lisa Courtemanche, confirme que, lundi, cette succursale a dû repousser son heure d’ouverture de midi à 15 h en raison d’un contretemps touchant le personnel. 

Si la situation peut sembler banale, elle pourrait ne constituer que la pointe de l’iceberg. Mme Courtemanche affirme que les dirigeants de succursales doivent occasionnellement ouvrir plus tard ou fermer plus tôt depuis deux ans, et ce, partout au Québec. Des cas semblables ont été confirmés au Journal à Matane, Lac-Mégantic et dans le grand Montréal.

« Ce n’est pas anodin ce qui arrive. Ça fait 25 ans que je suis à la SAQ et c’est la première fois que je vois ça », mentionne la présidente qui rappelle que « le monde se bousculait aux portes », pour rentrer à la SAQ à une certaine époque. 

Employés surtaxés

De son côté, la Société des alcools du Québec ne presse pas le bouton de panique expliquant que l’événement survenu cette semaine dans le Bas-Saint-Laurent était exceptionnel et dû à un manque ponctuel de personnel.

Comme dans plusieurs domaines, la pénurie de main-d’œuvre provoque une tension au sein du personnel. Des employés doivent se taper de 9 à 12 heures consécutives de travail, sauter des pauses et des repas pour éviter une rupture de services.

« La pénurie nous touche de plein fouet », lance Pascale Sauvageau, déléguée syndicale pour la Capitale-Nationale Est. Celle-ci confirme que les magasins s’entraident pour combler les plages horaires vides. 

Équipe dans le trouble

« Moi j’ai vu faire des jeudis soirs à deux personnes et courir partout », a-t-elle cité en exemple, précisant qu’en principe, ils auraient dû être trois ou quatre personnes au minimum pour répondre aux standards de service de la SAQ.

Mme Sauvageau mentionne également que des employés n’osent pas trop refuser le temps supplémentaire pour ne pas mettre leur équipe de travail dans le trouble.

En 2020, Le Journal vous apprenait que les heures supplémentaires versées aux employés et aux cadres de la SAQ avaient atteint un montant record de 15,1 millions $.

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