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Anglade et les vieux fantômes du PLQ

Anglade et les vieux fantômes du PLQ
Photo d'archives, Agence QMI

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Le fait saillant de ce début de campagne, c’est assurément le cafouillage du PLQ.

Une image reste gravée dans ma tête : Dominique Anglade, sur une patinoire sans glace, devant un filet de hockey, entourée de gradins vides. 

Plus glauque et lugubre, je ne vois que la morgue.

Passé

Comme on ne tire pas sur une ambulance, inutile de s’appesantir sur les candidats qui se désistent au dernier moment parce qu’ils se sont trouvé des «jobs», qui sont à l’étranger, ou qui disent des niaiseries parce qu’on les a choisis à toute vitesse pour boucher des trous.

Ne manquait plus que la proverbiale panne d’autobus... et l’autobus est tombé en panne.

Forcément, d’ex-apparatchiks et d’ex-députés du PLQ se demandent : mais qu’est-il arrivé à ce formidable rouleau compresseur qu’était jadis le PLQ?

Pincez-moi quelqu’un. Je dois rêver. Mais où étaient ces gens depuis 2003? En Ouzbékistan? 

Non, ils étaient bien au chaud dans les cabinets ministériels ou les fauteuils parlementaires proches de messieurs Jean Charest et Philippe Couillard.

  • Écoutez l'édito de Joseph Facal à l'émission de Benoit Dutrizac diffusée chaque jour en direct 11 h via QUB radio :

Les voilà, les deux vrais responsables des déboires actuels du PLQ : Jean Charest et Philippe Couillard.

Quand votre parti obtient 7 % des intentions de vote chez les francophones, vous avez des problèmes pas mal plus profonds que des ratés organisationnels.

Je confesse une certaine sympathie pour Mme Anglade.

Cette «madame-là», comme l’appelle François Legault, est visiblement intelligente, éduquée, énergique, bonne communicatrice, etc.

Elle a toutes les qualités qu’exige la politique moderne, devenue essentiellement une affaire de relations publiques, de marketing, reflétant la médiocrité et l’insignifiance croissantes de nos sociétés et de notre époque.

On pourrait certes lui reprocher une absence de convictions très étoffées et d’avoir jadis quitté la CAQ pour le PLQ par opportunisme, mais si on vidait le Parlement des gens sans trop de convictions et des opportunistes, il en resterait combien?

Hormis l’intermède de 18 mois de Pauline Marois, le PLQ de messieurs Charest et Couillard a gouverné le Québec de 2003 à 2018.

Pendant ces 15 ans, d’abord sous Jean Charest, le PLQ a, pour dire les choses poliment, étiré l’élastique de l’éthique et de l’intégrité d’une façon qu’on n’avait pas vue depuis Duplessis.

Vous lirez PLQ inc., le livre des journalistes du Bureau d’enquête du Journal de Montréal.

L’effronterie étant une énergie renouvelable, Jean Charest rêve maintenant de prolonger son œuvre à l’échelle de tout le Canada.

  • Écoutez aussi le segment cinéphile de Joseph Facal à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8 h 30 via QUB radio : 

Où?

Puis vint Philippe Couillard. 

Nous eûmes droit aux sermons condescendants et culpabilisants du premier ministre le plus antinationaliste de toute l’histoire du Québec moderne, pour qui tout sursaut de fierté minimale était une manifestation de fermeture, d’intolérance et de repli ethnique.

Résultat : le PLQ obtint le pire score de son histoire à l’élection de 2018.

La pauvre Mme Anglade hérite aujourd’hui de cette maison incendiée par les deux pyromanes avant elle.

Les libéraux qui la blâment aujourd’hui étaient où, ils faisaient quoi du temps de MM. Charest et Couillard?

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