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La réponse appartient à Jonathan Drouin

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Photo Ben Pelosse Jonathan Drouin a encore des choses à prouver à la direction de l’équipe.

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Jouera-t-il ? Ne jouera-t-il pas ? Blessure au poignet qui ne lui cause aucun souci ? Ou encore, est-il vraiment rétabli ? Sera-t-il avec le Canadien l’an prochain ? Ou encore cherchera-t-il un emploi avec une autre équipe ?

Dans les faits, Jonathan Drouin se présente au camp d’entraînement dans un rôle bien particulier. Normalement, il n’aurait pas à s’inquiéter pour son poste, ayant un contrat de 5,5 M$ à titre de garantie. Il possède une longue expérience, évoluant dans la Ligue nationale depuis plus de sept ans. Il possède un talent certain, mais le parcours qu’on découvre sur son curriculum vitae est marqué de plusieurs événements ayant soulevé la controverse, de plusieurs blessures et aussi de problèmes de santé.

Aucun impact sur l’équipe

Au cours des dernières années, il a joué de façon sporadique et, forcément, il n’a exercé aucun impact au sein de sa formation. Le joueur que l’on croyait avoir obtenu du Lightning de Tampa Bay ne répond aucunement aux attentes, bien au contraire, alors que Mikhail Sergachev, joueur échangé au Lightning, est un rouage important de cette concession.

Quand Jonathan Drouin sautera sur la patinoire pour le début du camp d’entraînement, il ne possédera pas l’unanimité qu’on accorde à des vétérans ayant passé plusieurs mois sur la touche. Habituellement, le poste qu’ils occupaient leur appartient toujours.

À moins que...

Le Canadien se retrouve dans une situation particulière. Il est en pleine période de relance de la concession. Au cours des derniers mois, on a procédé à plusieurs changements administratifs. Les nouveaux décideurs ont amorcé le processus de changer l’image de l’organisation. Ils ont remplacé quelques vétérans, ils vont continuer à effectuer des modifications au sein des effectifs afin de se donner plus de flexibilité au niveau de la masse salariale.

Au cours des dernières semaines, ils ont acquis des jeunes joueurs répondant à la nouvelle philosophie de l’organisation, répondant à la culture qu’on veut implanter.

Où se situe Drouin dans tout ça ?

En principe, c’est un joueur qui devrait profiter de certains privilèges. De prime abord, on pense qu’il pourrait évoluer avec Josh Anderson et Kirby Dach. Par contre, gardons en perspective que les décideurs ont maintenant plusieurs options. Pas de doute que l’émergence de Nick Suzuki, l’entrée spectaculaire de Cole Caufield, l’arrivée de Sean Monahan et l’acquisition de Dach changent la donne.  

Dvorak, Byron et Armia

Christian Dvorak demeure un cas plutôt intrigant. Est-il toujours dans les plans de l’organisation ? 

À cet égard, on se demande toujours si Paul Byron pourra chausser les patins. Qu’attend-on de Joel Armia ? Quelle saison connaîtra Brendan Gallagher, dont les résultats et les performances ont perdu passablement de leur lustre au fil des deux dernières saisons ? Et inutile de dire qu’on laisserait partir Mike Hoffman pour des miettes.

Drouin ne se présentera pas au camp d’entraînement dans la peau d’une recrue. Mais, il devra rassurer Martin St-Louis qu’il a toujours sa place au sein de l’équipe.

Et Jeff Gorton et Kent Hughes ont des objectifs bien précis. D’une part, ils n’ont pas à précipiter leur programme concocté pour remettre la concession sur les rails. Ils ont été méthodiques jusqu’à maintenant et ils le seront au cours des prochains mois. Sont-ils pressés de gagner sur-le-champ ? Pas du tout.

Les amateurs ont compris qu’il s’agira d’un long processus. Entre-temps, ils auront l’opportunité de surveiller des jeunes joueurs à qui l’on confiera des responsabilités accrues à l’intérieur d’un programme de développement élaboré.

À Drouin de démontrer qu’il peut vraiment exercer un impact à l’intérieur de l’organisation... 

Rien compris

Il faut croire que les décideurs de Hockey Canada n’ont rien compris.

Comment peuvent-ils reconduire les membres du bureau de direction à leurs postes en soulignant qu’ils avaient donné au hockey de nouvelles structures, qu’ils avaient apporté plusieurs modifications pour que le sport continue à grandir, qu’ils avaient largement contribué à l’essor du hockey féminin, que les résultats des équipes canadiennes au niveau international ont été fort respectables ?

Bref, qu’ils avaient fait un travail colossal.

Il faut vraiment avoir un gros ego.

Il faut avoir du culot pour ne pas tenir compte des raisons ayant conduit les décideurs devant une commission parlementaire pour expliquer des dépenses de plusieurs millions de dollars à même des fonds publics pour « acheter » le silence d’une femme ayant été violée par des membres de l’équipe junior canadienne en 2018 à London, en Ontario.

Les parents, les parlementaires, le public en général n’ont plus aucun respect pour les dirigeants de -Hockey Canada. Comment peut-on laisser Hockey Canada, organisme chargé de promouvoir le sport du hockey, entre les mains des gens sans scrupule, utilisant l’argent des contribuables pour protéger leur ego ? 

Ce qui s’est passé à London, on s’en fout chez Hockey Canada.

Les administrateurs ont payé la note pour tout camoufler.

Ces mêmes personnes reviennent à la barre de Hockey Canada, c’est inacceptable et cette décision requiert sur-le-champ une intervention du gouvernement fédéral.

Et n’allez pas croire que les partenaires commerciaux de Hockey Canada vont se précipiter pour renouveler leurs engagements envers l’organisme canadien. Ils vont surtout demeurer loin de ce groupe d’administrateurs.

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