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Ces républicains contre Trump

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Lors de son allocution de la semaine dernière devant l'Independence Hall, Joe Biden a fait référence à ces républicains qui ne sont pas «MAGA», qui en ont assez de ce cirque dangereux dans lequel le 45e président a entraîné sa formation politique.

Bien difficile parfois de les dénombrer et de les identifier. Trop souvent discrets, ils ont quitté le Parti républicain ou craignent l’opprobre des élus les plus exaltés qui ne reculent jamais devant les coups fourrés ou les menaces.

Difficile de s’opposer à Trump

Si certains se terrent par crainte, d’autres le font par opportunisme politique. Même si les démocrates contrôlent la présidence et les deux chambres depuis l’élection 2020, les républicains devraient regagner la chambre en 2022.

Ajoutons que si le tableau était sombre à Washington après la plus récente élection présidentielle, la domination républicaine dans les États est impressionnante. Ils sont majoritaires dans 30 des 50 États et c’est là que se décident les règles du jeu électoral.

Il faut donc une bonne dose de courage, une vision à long terme et des principes trempés dans l’acier pour oser ramer à contre-courant en s’opposant à Trump et à ses assesseurs. S’affranchir du parrain passe alors par un conflit interne brutal et l’éventualité d’une défaite électorale.

Malgré ce que je viens d’écrire, il n’y a pas que Liz Cheney ou Adam Kinzinger qui dénoncent la dérive de leur parti et l’emprise de Trump. On évalue que de 3% à 5% des électeurs républicains préféreraient ne pas se présenter le jour du scrutin ou, pire, voter contre l’ancien président.

  • Écoutez l'édito de Luc Laliberté à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8 h 30 via QUB radio :

La résistance

Ça vous semble peu? C’est bien assez pour faire dérailler le train. Hier, Greg Sargent du Washington Post braquait d’ailleurs les projecteurs sur The Republican Accountability Project, un regroupement de conservateurs qui s’emploient à dénoncer les trumpistes purs et durs.

Un PAC (comité d’action politique) soutient leurs efforts en finançant des opérations pour vaincre les candidats les plus dangereux. Ce sont des millions de dollars en publicité qu’on utilise pour discréditer une douzaine de propagandistes du «grand mensonge».

Parmi ceux et celles qui souhaitent ardemment le départ de Trump, ils s’en trouvent pour encourager les électeurs républicains déçus à s’allier, ne serait-ce que temporairement, aux démocrates. Pas pour rien que Joe Biden les épargnait la semaine dernière.

Si la résistance s’organise au sein du Parti républicain, je crains cependant que leurs efforts arrivent bien tard et qu’ils soient voués à l’échec, du moins dans un avenir rapproché. On peut tasser Trump, mais se défaire du trumpisme constitue un défi colossal.

J’ai souligné à maintes reprises que le don de Trump fut de canaliser ce mélange de colère et de désinformation, mais la tendance précédait son arrivée sur la scène politique. Ils sont nombreux les populistes à s’agiter en coulisses, rêvant au départ de Trump pour surfer sur le mécontentement à l’égard des élites, incluant celles du Parti républicain.

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