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Un lourd défi pour la ligne défensive du Rouge et Or face aux Carabins

Le quart-arrière des Carabins Jonathan Sénécal pourrait causer des maux de tête au Rouge et Or, samedi

Quebec
Photo Stevens Leblanc Yanis Chihat et la ligne défensive du Rouge et Or devront ralentir l’attaque au sol des Carabins et exercer de la pression sur le quart-arrière Jonathan Sénécal.

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Malmené à la Coupe Dunsmore l’an dernier, le front défensif du Rouge et Or de l’Université Laval aura un lourd défi à relever pour freiner le puissant porteur de ballon Bertrand Beaulieu et l’attaque terrestre des Carabins de l’Université de Montréal alors que les deux grands rivaux se retrouveront, samedi, dans la métropole pour un premier duel au sommet cette saison.

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L’an dernier, dans un gain de 28 à 19 contre le Rouge et Or, Beaulieu avait amassé 121 verges en 19 courses et 85 en quatre réceptions. 

Il avait terminé sa journée de travail avec trois touchés, dont deux par la passe.

«Notre front défensif devra être solide, a prévenu l’entraîneur-chef Glen Constantin. Nos joueurs de ligne et nos secondeurs devront contrôler leurs joueurs de ligne offensive qui sont gros et physiques.»

Alexis Pelchat-Foley estime que le passé est oublié. 

«La saison 2021 est terminée et on se présente à Montréal dans un état d’esprit différent, a affirmé l’ailier défensif. On va avoir le couteau entre les dents encore plus. Cette année, on a le même état d’esprit à chaque semaine. On veut garder la même intensité de la première à la dernière minute.»

Un autre pivot mobile

À son premier match en carrière dans les rangs universitaires, Eloa Latendresse-Regimbald a donné des maux de tête à la défensive du Rouge et Or, samedi dernier.  

Dans une défaite de 37 à 20, le pivot des Redbirds de McGill a récolté 381 verges par la passe et il a aussi causé bien des dommages avec ses jambes comme en témoignent ses gains de 132 verges en 11 portées.

Chez les Carabins, Jonathan Sénécal est aussi un quart-arrière très mobile en plus de miser sur un bras canon. 

«La clé sera d’être discipliné dans nos assignations et dans nos corridors de course, mais on n’arrêtera pas de jouer au football», a expliqué Pelchat-Foley. 

«Les deux quarts-arrières se ressemblent, mais ils sont aussi différents, de renchérir l’ailier défensif Yanis Chihat. Jonathan va courir pour étirer les jeux alors que Eloa a couru quand les ouvertures se présentaient.»

Constantin était satisfait de la pression que la ligne défensive a exercée sur Latendresse-Regimbald, mais moins des brèches qui ont permis au produit des Cheetahs de Vanier de gambader à sa guise.

«La pression s’est rendue, mais on doit trouver l’équilibre et s’assurer de ne pas permettre au quart-arrière de s’échapper, a-t-il souligné. Chapeau toutefois à Latendresse-Regimbald qui a très bien fait.»

Retour d’Alec Poirier

Le Rouge et Or pourra compter sur le retour du secondeur intérieur Alec Poirier pour freiner l’attaque terrestre des Bleus. Absent lors du dernier match à McGill en raison d’une blessure mineure subie contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, en lever de rideau de la saison, le joueur défensif par excellence du RSEQ en 2021 était tombé au combat dès le premier jeu du match de la Coupe Dunsmore l’an dernier, victime d’une blessure à une épaule qui a nécessité une opération pendant la saison morte.

Le plaqueur William Desgagné sera lui aussi en uniforme, lui qui a raté les deux parties au CEPSUM l’an dernier. Il avait participé à la période d’échauffement à la Coupe Dunsmore, mais n’avait pas été en mesure de jouer.

«La ligne défensive devra contribuer pour aider notre ligne tertiaire sinon l’après-midi va être long, a souligné Desgagné. Il faudra mettre de la pression et les placer dans des situations de deuxième essai et long. C’est 100 pour cent possible de se rendre au quart-arrière avec seulement quatre joueurs.»

Ligne offensive plus jeune

La ligne offensive des Carabins a subi une cure jeunesse pendant la saison morte. 

«Notre ligne est beaucoup plus jeune, mais j’ai bien aimé leur travail lors du premier match contre Concordia, a indiqué l’entraîneur-chef Marco Iadeluca. Nous sommes jeunes, mais très talentueux. L’objectif est qu’ils progressent toute l’année et qu’ils apprennent à jouer ensemble.»

La jeunesse des gros bonshommes en bleu n’influencera pas Pelchat-Foley. 

«On doit afficher la même intensité, peu importe l’adversaire», de conclure le produit des Condors de Beauce-Appalaches.

Les Carabins ont fait le deuil de leur maison

Les Carabins de l’Université de Montréal auront l’impression de disputer leur premier match à domicile de la saison sur la route.

Le déplacement en autobus sera de courte durée, mais les Bleus devront se déplacer au Centre sportif Claude Robillard en raison des travaux importants de réfection du CEPSUM qui a droit à une cure de rajeunissement. 

«Nous aurons l’impression de disputer un match sur la route parce qu’on doit prendre l’autobus et qu’on n’aura pas notre propre vestiaire, a souligné l’entraîneur-chef Marco Iadeluca. Au moment de l’annonce au printemps, il y avait une grosse déception parmi les joueurs, mais nous avons eu le temps de passer au travers. Ce n’est pas l’idéal de ne pas avoir notre maison, mais ça reste du football et on devra avoir du succès à Claude-Robillard si on veut connaître une belle saison.»

Présence des partisans

Bruno Lagacé abonde dans le même sens. 

«Comme finissant, j’aurais aimé terminer ma carrière au CEPSUM, a indiqué le demi défensif étoile. Le bruit va être moins fort, mais on s’attend à ce que nos partisans soient là pour nous donner un coup de main. J’ai joué là pendant mes années collégiales.»

Le CEPSUM a toujours représenté un environnement hostile pour les visiteurs en raison du bruit et de la proximité des gradins. Les Bleus craignent-ils de perdre un peu de cet avantage ?

«Nos adversaires sont certainement tous contents de ne pas jouer au CEPSUM, a affirmé Iadeluca, qui en est à sa deuxième campagne à la barre des Bleus. Le CEPSUM est le stade le plus intimidant au pays. Les gradins sont tellement près du terrain.»

Moins hostile

Qu’en pense Glen Constantin? «L’environnement va être moins hostile qu’au CEPSUM, a reconnu le pilote lavallois. La communication sera meilleure dans le caucus. Avec la montagne et les gradins près du terrain, c’est ce qui explique que c’est aussi bruyant au CEPSUM. L’environnement sera différent. On va quand même pratiquer notre cadence silencieuse parce qu’on ne sait pas à quoi s’attendre exactement.»

Peu importe le stade, Constantin est conscient que ça va prendre une solide prestation pour revenir à Québec avec la victoire. 

«On devra jouer notre meilleur match, a-t-il résumé. Certains de nos joueurs connaissent l’environnement mieux que moi pour avoir affronté André-Grasset au cours de leur carrière collégiale.»

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