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Cayden Primeau a signé une entente à un volet. Celui de la Ligue nationale. Le contrat stipule qu’il gagnera en moyenne au-delà de 800 000 $ par saison. C’est peu, mais c’est logique dans son cas. 

On lui a permis d’utiliser quelques options au cours des dernières années, mais ça n’a jamais fonctionné. Il y a deux saisons, on croyait qu’on lui accorderait le rôle d’auxiliaire à Carey Price, mais finalement Jake Allen est débarqué à Montréal en provenance de St. Louis où Jordan Binnington lui avait ravi son poste de gardien numéro un de l’équipe.

On avait insisté pour expliquer la décision d’embaucher Allen sur une théorie qu’on défend constamment : on veut donner à Primeau l’occasion de jouer plusieurs matchs dans la Ligue américaine.

Cette théorie s’applique pour les gardiens ne parvenant pas à convaincre ses employeurs qu’il possède tous les attributs pour occuper un poste d’impact au sein de l’équipe.

Mais, attention, rien n’est perdu. Le hasard fait parfois bien les choses. La porte est toujours entrouverte. Carey Price ne jouera plus avec le Canadien, ça semble de plus en plus évident. Quand on remercie les partisans de l’équipe comme l’a fait le gardien au cours des derniers jours, on sait qu’on ne pourra plus respecter les standards qu’on a établis au fil des ans.

Sur les rails

Et comme le Canadien est à remettre la concession sur les rails en ayant un modèle d’affaires qu’on veut appliquer à la lettre, Price ne peut plus faire la différence. Il ne peut plus être la solution. 

Les décideurs de l’organisation devront maintenant trouver un moyen pour éponger ce lourd contrat de 10,5 M$ de la masse salariale.

Alors si on résume bien la situation, il s’agira d’une saison déterminante pour Primeau. 

Dans un premier temps, il y aura une lutte à trois : Allen, Samuel Montembeault et l’Américain.

Allen termine une entente de deux ans et ses chances de demeurer avec le Canadien, en 2023-24 sont plutôt minces. On peut se demander s’il sera encore avec l’équipe avant la date limite des transactions. Dans le cas de Montembeault, il se retrouve dans la même situation que Primeau à l’exception qu’il possède une certaine expérience de la ligue. Mais possède-t-il l’étoffe d’un gardien capable de charrier son équipe ? La même question revient dans les discussions au sujet de Primeau.

Dans un deuxième temps, ses performances pendant les séries éliminatoires de la Ligue américaine ont attiré l’attention et la haute direction a convenu qu’il méritait un essai encore plus poussé.

Fournir une réponse

Jusqu’ici, il n’a pas été convaincant pendant son séjour avec le Canadien. Sauf qu’on croit en son potentiel. Pense-t-on chez les décideurs qu’il peut devenir éventuellement le premier gardien de l’organisation ? On va laisser Primeau fournir la réponse.

Entre-temps, Kent Hughes et Jeff Gorton continueront à faire du lèche-vitrine. Mais allez dénicher un gardien numéro un par le biais d’une transaction ? Les équipes possédant un gardien capable de faire la différence, habituellement, on lui réserve une place de choix dans l’organigramme de l’équipe. Cependant, on sait chez le Canadien que si l’on peut miser sur un gardien fiable, un gardien capable d’appuyer une brigade défensive jeune et inexpérimentée est une nécessité.

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