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Jeune homme assassiné par un tueur à gages: un acte gratuit et lâche dénoncé

Les proches d’un jeune homme tué devant un bar en 2017 ont témoigné vendredi

FD-TENTATIVE MEURTRE
Photo d'archives Daniel Armando Somoza-Gildea (sur la civière) a été tué devant le bar de danseuses Les Amazones en mai 2017 par l’ex-tueur à gages Frédérick Silva.

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L’oncle d’un jeune homme assassiné gratuitement par le tueur à gages Frédérick Silva lui a souhaité de souffrir vendredi lors de sa condamnation, pour le crime commis en 2017 devant un bar de danseuses.

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« Les rats finissent avec des points de suture [snitches get stitches] », a lancé l’homme, visiblement en colère, en faisant référence au fait que Silva collabore maintenant avec la police depuis le mois de juin.

L’accusé, dont les confessions font trembler le milieu du crime organisé, s’est esclaffé en entendant cette remarque, lui qui normalement reste de glace pendant les procédures. 

Il a comparu par visioconférence depuis un lieu tenu secret et sous protection.

L’ex-tueur à gages a été reconnu coupable du meurtre non prémédité de Daniel Armando Somoza-Gildea vendredi au palais de justice de Montréal. 

Les proches de la victime ont eu l’occasion de s’adresser au meurtrier à l’occasion des observations sur la peine, où les émotions étaient à fleur de peau.

Silva avait abattu de quatre projectiles le jeune étudiant de l’Université Concordia après un conflit entre un groupe d’amis de la victime et des gens qui étaient avec l’homme devenu délateur.

L’accusé de 42 ans avait reconnu en mai dernier que la poursuite s’était déchargée de son fardeau de preuves, ce qui lui permet de conserver ses droits de faire appel. 

Plusieurs proches du jeune homme étaient au palais de justice afin de clore ce douloureux chapitre de leur vie. 

« Aucune explication logique ne peut être trouvée pour un acte aussi gratuit et lâche. Comment fait-on pour expliquer à de jeunes enfants qu’ils ne reverront plus jamais leur cousin ? » s’est demandé l’oncle de la victime, avec tristesse et colère. 

L’identité des proches de la victime est protégée par une ordonnance de non-publication.

La vie devant lui

« Ce garçon que tu as abattu lâchement avait une famille qui l’aimait et l’appréciait, c’était un garçon qui avait toute la vie devant lui », a-t-il ajouté. 

Il a terminé son intervention en souhaitant du mal au délateur, des propos qui ont fait bondir le procureur de la Couronne, Antoine Piché.

« Snitches get stitches... Je n’ai pas le choix que de désapprouver. Évidemment, le système de justice encourage les gens à dénoncer la commission de crime [...] et on ne veut pas décourager la collaboration avec les autorités policières », a-t-il soutenu, disant comprendre l’émotivité des proches. 

La mère du défunt, qui témoignait depuis les États-Unis, était encore renversée.

« La nuit que Daniel est mort, une partie de nous est morte aussi, a-t-elle laissé tomber. Il n’y a aucune façon de la retrouver. »

Elle a aussi affirmé qu’elle ne pourra pas pardonner à Silva.

« Je ne déteste pas Frédérick Silva. Je déteste qu’il nous ait pris Daniel. Je déteste ce qu’il a fait à notre famille. [...] Mais je ne veux plus cette haine dans mon cœur », a-t-elle laissé tomber.

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