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Carnet de campagne: Semaine 2

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Nos journalistes sont montés à bord des cinq caravanes des partis politiques qui sillonnent les routes du Québec jusqu’au 3 octobre. Chaque dimanche, Le Journal vous présente les coulisses de ce périple électoral.

 Entre pets de sœur et sandwichs aux tomates

Le chef de la CAQ, François Legault, tient des pets de sœur dans un pot de plastique.
Capture d’écran
Le chef de la CAQ, François Legault, tient des pets de sœur dans un pot de plastique.

On en voit de toutes les couleurs pendant une campagne électorale. À la CAQ, c’est souvent bleu CAQ, mais depuis deux semaines François Legault a croisé beaucoup de rouge tomate, de bleu bleuets du lac et même d’orange citrouille, pas plus tard qu’hier.

Eh oui, déjà les citrouilles. La maraîchère a dit qu’elles étaient d’avance cette année. L’histoire ne dit pas si François Legault saura conserver son avance ni s’il a payé ses emplettes avec la fameuse carte de crédit qu’il a brandie vendredi pour critiquer les «taxes orange» de QS... 

Mais d’un marché public à l’autre, on en apprend toujours un peu plus sur les petits plaisirs gourmands du chef caquiste.

Alors que se terminait une annonce dans une cabane à sucre de la circonscription d’Iberville, M. Legault a échappé une première confidence gourmande en début de campagne.

«Y’a-tu rien de plus Québécois que des pets de sœuuurs?!»

Ces mots, tel un ver d’oreille, personne n’a pu les oublier, au point où c’est presque devenu une ritournelle dans le bus médias.

À ses côtés, sa conjointe, Isabelle Brais, ne semblait visiblement pas partager la même passion pour ce petit classique sucré...

Passion tomates

Un autre jour, dans un marché public de Laval, devant les tomates bien étalées, on a eu droit à une autre révélation culinaire.

«Y’a-tu kek'chose de meilleur qu’un sandwich aux tomates!?» Plus loin, entre deux photos avec des citoyens, il se confia à une électrice : le meilleur sandwich aux tomates, c’est celui que sa conjointe lui prépare, et vice-versa. À la maison, chacun prépare le sandwich de l’autre et c’est bien meilleur, raconta le chef caquiste.

Mais en parallèle à ces anecdotes empreintes de complicité entre M. Legault et son épouse, la réalité crue : Legault mange mal. À tout le moins en général, depuis le début de la campagne électorale...

Il fallait le voir, attablé sur le toit vert d’une école primaire de Victoriaville, encourager les enfants à bien manger. Une fois bien cuisiné par les journalistes, le chef a enfin pu remonter dans son autobus pour le dîner... Il était près de 15 h.

Pas facile de bien manger

J’ignore si son wrap était plus garni que le mien, mais ouf... Pour ma part, il m’a fallu le disséquer pour enfin y trouver un lambeau de jambon, caché dans une pauvre salade un peu trop mouillée.

Pas toujours facile de bien manger en campagne électorale. François Legault fait pourtant de nombreux arrêts gourmands. Mais c’est souvent au restaurant, lors de dîners militants, qu’il prend ses repas... Comme la caravane des médias. On a donc eu droit tantôt à des hamburgers steaks brûlés, plus tard à une rachitique brochette de poulet grecque bien séchée et j’en passe.

Les partis devraient peut-être songer à recourir aux services d’une diététiste. Il reste encore trois semaines... Certains ont l’estomac plus fragile que d’autres.

- Marc-André Gagnon

 Le hasard existe-t-il en politique?

Photo Nicolas Lachance

L’équipe de Dominique Anglade n’a jamais pu faire son annonce comme elle l’avait prévu sur le chantier du futur hôpital de Vaudreuil-Soulanges. En arrivant sur les lieux, vendredi matin, de gros murets de béton bloquaient l’entrée. L’entrepreneur a refusé l’accès à la cheffe libérale. 

Pourtant, la veille, la Sûreté du Québec et l’équipe responsable de la logistique du PLQ avaient fait son repérage, accompagnées d’employés du chantier. Le PLQ avait aussi reçu l’autorisation du CISSS de la Montérégie-Ouest pour y accéder. 

Mais à quelques minutes de l’annonce, surprise, l’équipe libérale a dû se trouver un plan B. Un bon vieux stationnement transformé en îlot de chaleur.  

Chicane de territoire 

«Il n’y a pas de hasard en politique», a affirmé la candidate libérale Marie-Claude Nichols, en marge de l’annonce. Quelques jours plus tôt, la Coalition Avenir Québec et son ministre de la Santé, Christian Dubé, y avaient eu accès.

«Il y en a qui ont accès, et d’autres qui n’ont pas accès», a d’ailleurs mentionné Dominique Anglade, visiblement frustrée par la situation. Ça joue dur à Vaudreuil, seul comté libéral en Montérégie qui avait résisté à la vague caquiste en 2018. En coulisse, l’équipe libérale peste que les autres partis tentent de faire dérailler leurs annonces ou leurs activités publiques. 

Le ministre Dubé a toutefois réagi, soutenant qu’il s’agissait dans le cas de l’hôpital d’insinuations «déplorables et désespérées».  

Une citoyenne avertie 

Parlant de hasard. Jeudi avant-midi, Dominique Anglade s’est rendue dans Ahuntsic pour y aborder des citoyens sur la rue. 

Dès son arrivée, une dame a crié le nom de la cheffe afin de lui parler. Devant les caméras, elle lui a parlé des enjeux de l’élection. 

«Il faut faire quelque chose pour les aînés, Mme Anglade», qui n’arrivent plus financièrement. 

Bang ! Une petite phrase sur sa promesse du 2000 $ pour les personnes âgées de 70 ans. 

Ce n’était pas organisé tout ça? «Non, non! C’est parce que j’ai vu l’autobus de Mme Anglade dans le stationnement», a affirmé la citoyenne avant de quitter les lieux. 

- Nicolas Lachance

Comme un ouragan avec le PQ

Le Parti Québécois a parcouru pratiquement tout le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie en 3 jours. Alors, forcément, ça signifie de longues heures dans la caravane. Pour passer le temps, le chef Paul St-Pierre Plamondon a préparé des compilations de chansons des années 80 et 90. 

Sur la route entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts (180 km), lundi soir, et Grande-Rivière et Carleton-sur-Mer (170 km), mardi soir, la caravane s’est ainsi transformée en karaoké mobile.

Le chef et son entourage, dont le candidat de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ont chanté Harmonium, Laurence Jalbert ou encore Alliance Ethnik (Respect). Le refrain de Mario Pelchat Ça nous arrive quand on y croit a été chanté/crié avec une belle... intensité.

Mais le ver d’oreille qui a marqué tous les caravaniers, pour le meilleur et pour le pire, est le succès souvenir de 1986 de Stéphanie de Monaco : Comme un ouragan. Impossible de ne pas la fredonner depuis. C’est maintenant votre tour. 

De rien.

- Annabelle Blais

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