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Ses photos volées à son insu et utilisées par un fraudeur depuis plus d’un an

Un quadragénaire doit se battre contre des profils frauduleux

Miguel Alfaro
Photo Chantal Poirier Miguel Alfaro, 43 ans, se fait constamment usurper des photos de lui-même qu’il publie sur les réseaux sociaux, notamment pour mousser sa compagnie de bonsaïs, par des profils frauduleux qui tentent notamment d’escroquer de jeunes femmes.

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Un homme qui s’est fait usurper son identité à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux lance un appel à la vigilance depuis que des fraudeurs ont tenté d’escroquer de jeunes femmes en utilisant ses photos. 

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«Ça me rend nerveux. La première fois que c’est arrivé, ça a été un choc parce que [la personne] a envoyé des messages à plusieurs de mes proches, et les gens ne savaient pas si c’était moi ou non. C’est angoissant de voir que des gens peuvent se méprendre», souffle Miguel Alfaro.

Ce dernier a contacté Le Journal après l’utilisation de ses photos à son insu par des fraudeurs sur Instagram, pour tenter d’extorquer de l’argent à notre journaliste.

Le faux profil, qui se présentait comme un homme de 43 ans d’Halifax, approchait les jeunes femmes sur Instagram pour leur offrir un montant d’argent significatif en échange, disait-il, de compagnie virtuelle. 

Il envoyait de faux chèques à ses victimes en inventant une raison pour qu’une partie du montant lui soit retournée d’urgence après le dépôt du chèque. 

Sauf que ce fraudeur effectuait ses demandes en usurpant les traits du Longueuillois âgé de 43 ans, qui publie régulièrement sur les réseaux sociaux pour mousser sa compagnie de bonsaïs.   

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Plusieurs fois 

Pour Miguel Alfaro, le cauchemar a commencé il y a un peu plus d’un an, quand des proches lui ont signalé avoir reçu un lien douteux de la part d’un autre profil que le sien, qui affichait pourtant ses photos à lui. 

«Habituellement, je ne peux pas voir les faux profils parce que [les fraudeurs] s’assurent de bloquer les personnes à qui ils volent les photos», précise-t-il.

La situation s’est répétée au moins à trois reprises et le quadragénaire craint qu’il ne soit au courant que de la pointe de l’iceberg.

Et même s’il filtre davantage ses contacts, il a l’impression de ne rien pouvoir faire de plus puisque ses photos sont déjà enregistrées ailleurs. 

«De voir que mes photos sont utilisées pour essayer d’attraper des jeunes, c’est effrayant, lâche-t-il, visiblement horrifié. [...] Ça me stresse beaucoup de penser que certains peuvent croire que c’est moi. Et on dirait que ça ne fait qu’empirer.»

Ses proches et lui ont signalé tous les profils usurpant ses photos, mais plusieurs sont tout de même demeurés actifs. Le Journal a lui-même signalé à plus de cinq reprises le profil du fraudeur, sans succès. 

«Les réseaux sociaux devraient faire plus. [...] J’ai l’impression que ça pourrait avoir un impact sur ma réputation, soupire M. Alfaro. Surtout que ça m’arrive vraiment souvent.» 

Il n’avait cependant pas encore songé à faire appel au Centre antifraude du Canada (CAFC) ou à la police, au moment de l’entrevue. 

Vigilance sur les réseaux sociaux 

Néanmoins, il invite les utilisateurs de réseaux sociaux à la prudence, en rappelant qu’on ne sait jamais qui se cache vraiment derrière une photo de profil. 

«Parfois, c’est difficile de savoir si c’est un vrai profil ou non parce qu’ils ont accès à beaucoup de matériel et d’informations. Il faut faire attention», martèle-t-il. 

De son côté, le CAFC conseille d’ajuster les paramètres de ses médias sociaux pour partager le moins d’informations possible avec le public et réduire les chances que les photos soient téléchargées. 

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