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Dépendance aux stimulants: le cri du cœur de Valérie Carpentier

La chanteuse se confie sur Instagram

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La gagnante de la première édition de La Voix souhaite aider les autres en s’ouvrant sur sa dépendance aux stimulants dans un véritable cri du cœur sur les réseaux sociaux. 

Dans une longue suite de publications écrites en vidéos diffusées depuis trois jours sur Instagram, Valérie Carpentier a rendu ce qu’elle décrit comme une «dépendance aux stimulants» (dont l’Adderall, un médicament généralement utilisé pour le trouble du déficit de l’attention).

  • Écoutez l'entrevue avec Michelle Bernard, directrice des Maisons Péladeau à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h 23 via QUB radio :

La chanteuse espère ainsi aider «des gens à se sentir moins seuls» en parlant avec franchise et transparence de son problème. 

Regroupées dans un onglet titré Get Sober (Devenir sobre), les publications forment un appel à l’aide et témoignent d’une réelle envie de s’en sortir.

Photo courtoisie, Compte Instagram @valeriecarpentierofficiel

La chanteuse de 28 ans explique avoir eu envie de documenter son expérience et montrer, dans une sorte de journal intime, «comment de temps ça prend pour redevenir normal et bien». 

«Pour ceux qui veulent m’entendre chanter, je me dis que ça va revenir», dit-elle dans une vidéo. 

Elle explique aussi avoir du mal à voir un professionnel de la santé pour l’aider à guérir sa dépendance et avoir plus de facilité à voir quelqu’un pour lui prescrire des médicaments. 

Photo courtoisie, Compte Instagram @valeriecarpentierofficiel

La chanteuse n’hésite pas à parler d’«addiction», un problème qu’elle dit combattre depuis plusieurs années. 

«Il y a quelques semaines, j’ai décidé de flusher dans les toilettes ma prescription d’Adderall, écrit-elle. Pour en finir une fois pour toutes [...] Les effets secondaires du médicament ruinaient ma vie depuis des années.» 

Elle parle de paranoïa, d’idées noires, de perte d’appétit et d’insomnie. 

Photo courtoisie, Compte Instagram @valeriecarpentierofficiel

Qu’est-ce que l’Adderall?

Pharmacien et vulgarisateur scientifique, Olivier Bernard explique que l’Adderall est un médicament prescrit par un médecin dans un contexte médical pour traiter le trouble de déficit de l’attention. Il ajoute que le risque de dépendance est faible lorsqu’utilisé à faible dose, comme le prescrivent les médecins.

  •  Écoutez le segment culturel d’Anaïs Guertin-Lacroix diffusé chaque jour en direct 6 h 35 sur QUB radio : 

«On prescrit tous la dose la plus faible possible, dit-il. Personnellement, si un patient était venu me voir en me disant ressentir des effets secondaires aussi intenses, je ne l’aurais jamais laissé dans cette situation.»

Le pharmacien explique que le potentiel addictif de l’Adderall peut surgir lors d’une utilisation du médicament à forte dose. «Le potentiel de devenir accro est lorsque son utilisation sort du cadre médical. Les gens qui ont déjà souffert de dépendance ne devraient pas se faire prescrire ce médicament, car il s’agit d’amphétamine agissant comme un stimulant.»

Photo courtoisie, Compte Instagram @valeriecarpentierofficiel

Pour rester mince

Dans une vidéo, Valérie Carpentier admet aussi avoir pris des amphétamines dans le but de rester mince. «Je vais devoir faire du sport et bien m’alimenter pour me garder mince», dit-elle en ajoutant qu’elle sait que ce qu’elle dit est terrible.  

Elle explique que cette décision «extrêmement difficile», celle d’arrêter la prise de ses médicaments «cold turkey» (tout d’un coup), est la meilleure décision qu’elle ait prise de sa vie. Elle confie ressentir des sentiments partagés: de la honte à la peur, en passant par le soulagement et «la gratitude d’avoir enfin ouvert les yeux».

La chanteuse originaire du Cap-de-la-Madeleine affirme que c’est sa participation à l’émission Big Brother Célébrités qui lui a permis de prendre conscience de son problème. «Mon wake up call», écrit celle qui avait dû quitter l’émission de son propre chef avant la fin.

Contactée par courriel par Le Journal, Valérie Carpentier a préféré décliner la demande d’entrevue. Elle explique avoir choisi de livrer son histoire par stories Instagram par souci d’authenticité. 

«Je ne veux pas faire sensation, je veux être sobre et raconter ce que je vis, sans filtre. En gros: je m’aide moi-même et, sait-on jamais, ça pourrait finir par aider quelqu’un», écrit-elle.  

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