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Ski acrobatique: « Je ne pensais pas durer aussi longtemps » -Chloé Dufour-Lapointe

C’est avec sérénité et fierté que la skieuse acrobatique Chloé Dufour-Lapointe a annoncé sa retraite mercredi

Ski acrobatique: « Je ne pensais pas durer aussi longtemps » -Chloé Dufour-Lapointe
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Forte d’une médaille olympique à Sotchi en 2014 et de quatre participations aux Jeux, la skieuse acrobatique Chloé Dufour-Lapointe a annoncé, mercredi, qu’elle accrochait ses skis au clou de la retraite après 15 ans sur le circuit de la Coupe du monde.​

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Médaillée d’argent aux Jeux de Sotchi aux côtés de sa sœur Justine qui était montée sur la plus haute marche du podium, la spécialiste des bosses de 30 ans est très heureuse de son parcours

Ski acrobatique: « Je ne pensais pas durer aussi longtemps » -Chloé Dufour-Lapointe
Photo d'archives, Agence QMI

« Je ne pensais pas durer aussi longtemps, mais je ne m’étais pas fixé de limites, souligne-t-elle d’entrée de jeu. Je suis fière de mon parcours et de mon évolution. Je me suis améliorée jusqu’à la fin et je faisais les mêmes sauts que les plus jeunes. À Pékin [l’hiver dernier], j’ai réussi le meilleur cork de ma carrière. »

Chloé Dufour-Lapointe a fait ses adieux aux Olympiques en signant la meilleure performance en bosses chez les Canadiennes aux Jeux de Pékin, l’hiver dernier.
Photo d'archives, Didier Debusschère
Chloé Dufour-Lapointe a fait ses adieux aux Olympiques en signant la meilleure performance en bosses chez les Canadiennes aux Jeux de Pékin, l’hiver dernier.

« Je suis reconnaissante de pouvoir me retirer selon mes propres conditions, de poursuivre Dufour-Lapointe. Personne ne m’a poussée vers la sortie et je suis contente de me retirer en santé. Merci à mon préparateur physique Paul Gagné qui a veillé sur mon corps pendant toutes ces années. »

Dans ses victoires, ses défaites, ses joies et ses peines, sans oublier le podium avec ses deux sœurs le 23 janvier 2016 à la station Val Saint-Côme, dans Lanaudière, qui demeure un fait marquant de sa carrière, Dufour-Lapointe estime avoir énormément appris au cours de son long parcours. 

« Je retiens beaucoup de mes expériences et j’ai appris beaucoup sur ma personne, a-t-elle exprimé. J’ai tiré beaucoup de leçons qui vont me servir pour mon après-carrière. Le sport a été une école de vie. »

« Méchant tour de manège »

Sélectionnée au sein de l’équipe canadienne en 2008, Dufour-Lapointe s’est rapidement fait connaître en terminant cinquième aux Jeux de Vancouver en 2010. Sa médaille, quatre ans plus tard en Russie,--- l’a propulsée à un autre niveau.

« Après 2014, ma vie a changé, a résumé Chloé, qui était montée sur le podium en tenant la main de Justine. Ce fut un méchant tour de manège. On se prépare pour livrer une bonne performance, mais on ne se prépare pas pour ce qui suit. L’univers marketing a connu un grand essor notamment avec le lancement d’Instagram.--- On publiait plus de contenu. Je suis très fière d’avoir partagé mon expérience avec les gens et d’avoir mieux joué mon rôle de modèle pour les jeunes filles en prônant l’activité physique. »

Petit pincement au cœur

Quand les membres de l’équipe canadienne ont récemment pris la direction de Whistler, entre autres pour les camps de préparation, Dufour-Lapointe a eu un petit pincement au cœur qui a rapidement disparu.

« Au lieu d’être toujours sur la neige, j’ai pu passer l’été à la maison et du temps avec ma famille. Je me sens à la bonne place au bon moment. Je suis très, très sereine dans ma décision. »

Retour aux études

Ski acrobatique: « Je ne pensais pas durer aussi longtemps » -Chloé Dufour-Lapointe
Photo d'archives, Agence QMI

Chloé terminera ses études en gestion et design de la mode à l’Université du Québec à Montréal amorcées pendant la pandémie et poursuivra son engagement au sein de la collection de vêtements d’hiver Tissées Serrées en compagnie de ses sœurs Justine et Maxime. 

« Mes études vont me permettre de mieux m’outiller pour mon travail au sein de l’entreprise et je veux aussi continuer de donner des conférences, a-t-elle souligné. J’aimerais aussi continuer à faire de la télévision. Je ne me vois pas faire seulement une chose. »

« Je dois déterminer ce que je veux prioriser, mais j’ai besoin d’activités variées, d’ajouter la meilleure Canadienne aux Jeux de Pékin avec une neuvième place. Je veux utiliser les acquis et l’expérience de ma carrière pour la suite. »

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