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Face-à-Face: mes conseils aux 5 chefs

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Ne dites pas que vous n’irez pas voter parce que les chefs sont tous pareils.

On peut dire qu’enfin, on a un vrai débat sur les différentes visions pour notre société. 

Un débat qui va au-delà de la souveraineté. Enfin, on a du choix.

Mais il manque un ingrédient crucial dans cette campagne trop cérébrale : l’émotion. 

Au Québec, on choisit un chef avec les yeux du cœur.

Et aucun chef n’a encore vraiment atteint le cœur des électeurs. Ce soir, lors du Face-à-Face, ils auront l’occasion de le faire.

Ça bouge

Les deux premières semaines de campagne ont fait bouger l’aiguille.

François Legault a perdu 4 points dans le plus récent sondage Léger-Le Journal-TVA-Qub.

On s’entend, il domine toujours. N’empêche, il glisse et ses adversaires vont sentir qu’il n’est plus invulnérable. Surtout qu’un électeur sur trois pourrait changer d’idée après le débat!

François Legault sera la cible de toutes les attaques. 

Il doit éviter de s’enfarger ou de faire des amalgames douteux. 

Son avantage? 

Il incarne le gros bon centre de l’échiquier politique et il est le seul avec de l’expérience en débat.

Audition pour l’opposition

La course pour la deuxième place se corse. Le PLQ, QS, le PCQ et le PQ ont récupéré un ou deux points dans le dernier sondage. 

L’écart se resserre, mais aucun ne dépasse la barre des 20 %.

Pour Dominique Anglade, c’est l’occasion de briser le cycle des mauvaises nouvelles, de faire oublier les milliards manquants dans son cadre financier ou le recrutement pénible de candidats. 

Elle doit en donner beaucoup plus que simplement des lignes bien apprises.

Gabriel Nadeau-Dubois peut, lui aussi, comme François Legault, avoir l’air arrogant. 

Il devra aller dans le concret pour nous montrer ce que ça veut dire «changer d’ère», au-delà des taxes.

Éric Duhaime a réussi à être au cœur des débats depuis le début de la campagne en remettant en question des consensus. 

Il prend aussi un malin plaisir à piler sur les orteils de ses adversaires. 

Il devra toutefois trouver l’équilibre entre critiquer et proposer, pour faire oublier ses plus récentes frasques.

Paul St-Pierre Plamondon connaît un bon début de campagne, ce qui lui permet d’arriver au débat avec une oreille sympathique dans le public. 

Il est le 2e choix de 18 % des électeurs. Sa fenêtre est toutefois très étroite.

Et chacun en est à son premier Face-à-Face.

Un dernier conseil aux chefs

Si vous passez la soirée à vous critiquer et à dire que vos adversaires sont tous plus «poches» les uns que les autres, les électeurs vont garder un seul souvenir de cette soirée : que vous êtes tous «poches».

Ce serait bien que les gens aient envie d’aller voter.

Ne visez pas la jugulaire de vos adversaires. Visez le cœur des électeurs.

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