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Face-à-Face: sauront-ils éviter les pièges?

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Le débat de ce soir sera déterminant pour tous les chefs de parti politique. On s’attend à ce que François Legault soit attaqué et critiqué par les autres participants, mais cela ne veut pas dire qu’il ne se défendra pas et n’attaquera pas à son tour. Pour les autres chefs, le défi sera grand, ils ont, chacun à leur manière des pièges à éviter.

Dominique Anglade

Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

Elle disait à qui voulait bien l’entendre qu’elle a hâte d’en découdre avec le premier ministre. Ça sera le moment. Son principal défi est d’être en mesure d’asséner certaines attaques sans s’enfarger dans les chiffres et les explications. Elle devra se montrer incisive, percutante et déterminée, sans sombrer dans l’agressivité. Malheureusement, il faut le reconnaître, les femmes sont rapidement accusées d’hystériques lorsqu’elles font preuve de mordant ou d’insistance. Tout en restant posée et calme, elle devra mettre ses adversaires dans l’embarras et tenter de faire oublier le début catastrophique de sa campagne. 

Paul St-Pierre Plamondon

Photo d'archives Annabelle Blais

Jusqu’à présent, il a le bon ton, il prend de la hauteur et ses interventions lors de cette campagne sont constructives. Il devra garder ce rythme et se présenter comme une option crédible. Il a beau mener sa campagne sur la souveraineté et les avantages de l’indépendance, il devra être en mesure d’articuler des propositions concrètes pour ceux qui en arrachent aujourd’hui et maintenant. L’indépendance n’étant pas la panacée pour tous les maux de la société, saura-t-il se montrer pragmatique ? 

  • Pour les meilleures analyses au Québec sur les dernières nouvelles concernant la campagne électorale, visitez notre onglet spécial «Élection provinciale 2022» et encore plus sur QUB radio : 

Eric Duhaime 

Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

Il est le « underdog ». Habile communicateur, doté d’une intelligence redoutable, il devra parler à tous les Québécois, pas seulement à sa base. Il devra se montrer plus sympathique, plus souriant et plus optimiste pour l’avenir du Québec. Il a déjà des fidèles qui voteront pour lui peu importe l’issu du débat, son défi sera alors d’élargir la tente conservatrice en évitant les propositions s’apparentant aux théories du complot. Tout un défi! 

Gabriel Nadeau-Dubois 

Photo d'archives Agence QMI, Thierry Laforce

Celles qui ont défendu les couleurs de Québec solidaire avant lui insufflaient un vent d’humanisme et de bienveillance dans le studio. Le style GND est différent de celui d’une Françoise David et d’une Manon Massé. Il peut être plus sec, plus arrogant et ayant un air plus suffisant. Ça serait une erreur de sa part de se présenter en pitbull de la gauche, en donneur de leçon et en moralisateur. Il doit absolument éviter d’incarner ce wokisme qui agace bon nombre de citoyens. 

Chose certaine, la tâche est immense pour chacun d’entre eux. Ils sont courageux de se plier à cet exercice qui peut être déterminant pour leur avenir politique, tant auprès des Québécois qu’auprès des militants. À la moindre erreur, leurs militants le leur rappelleront le 4 octobre prochain. 

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