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Un vol en hydravion pour oublier le cancer

Des enfants malades ont pu observer Québec depuis le ciel à bord d’un hydravion

Olivia, 6 ans, est en rémission d’un cancer. On la voit avec ses parents Pascale Belliveau et Pierre Grenier, ainsi que sa sœur Frédérique, lors de l’activité Vol d’un survivant à l’autre, à Saint-Augustin-de-Desmaures, samedi.
Photo Didier Debusschère Olivia, 6 ans, est en rémission d’un cancer. On la voit avec ses parents Pascale Belliveau et Pierre Grenier, ainsi que sa sœur Frédérique, lors de l’activité Vol d’un survivant à l’autre, à Saint-Augustin-de-Desmaures, samedi.

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Une quarantaine d’enfants souffrant du cancer ou en rémission ont pu oublier leurs problèmes l’espace d’un instant en observant la Vieille Capitale du haut des airs, à bord d’un hydravion. 

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«C’était vraiment le fun! J’ai vu des oiseaux, des nuages et des maisons. C’était ma première fois en hydravion!», lance Olivia Grenier, du haut de ses 6 ans. 

L’ambiance était à la fête, samedi, du côté de Saint-Augustin-de-Desmaures pour la 10e édition de l’événement Vol d’un survivant à l’autre. Entre les jeux gonflables, la nourriture et les activités sportives, 37 jeunes ont eu la chance de passer une vingtaine de minutes dans les airs avec leur famille.

Olivia, 6 ans, est en rémission d’un cancer. On la voit avec ses parents Pascale Belliveau et Pierre Grenier, ainsi que sa sœur Frédérique, lors de l’activité Vol d’un survivant à l’autre, à Saint-Augustin-de-Desmaures, samedi.
Photo Didier Debusschère

«C’est tout simplement magique de pouvoir offrir un peu de bonheur à tous ces enfants malades. Pour moi, c’est le plus beau salaire qu’on peut avoir», affirme Hugo Desrochers, pilote et instigateur de l’activité. 

«C’est un peu ma façon à moi de redonner au suivant en plus de prendre conscience de la seconde chance que la vie m’a offerte», poursuit celui qui a lui-même survécu à la leucémie quand il avait 29 ans.

Olivia, 6 ans, est en rémission d’un cancer. On la voit avec ses parents Pascale Belliveau et Pierre Grenier, ainsi que sa sœur Frédérique, lors de l’activité Vol d’un survivant à l’autre, à Saint-Augustin-de-Desmaures, samedi.
Photo Didier Debusschère

Un peu de repos 

Pour plusieurs familles touchées de près par le cancer, c’était l’occasion de profiter d’un « rayon de soleil » dans une mer de nuages gris. 

«Des activités comme celle-là, ça nous permet de reprendre tout le temps qu’on a perdu à cause des traitements qui nous ont coupés du monde», souligne Pierre Grenier, le père de la petite Olivia. 

La famille de la fillette a appris qu’elle souffrait d’un lymphome non hodgkinien peu avant le temps des Fêtes, l’an dernier. Durant six longs mois, la famille a dû s’isoler de tout le monde pour protéger le système immunitaire affaibli de la jeune fille durant ses traitements.

M. Grenier et sa conjointe Pascale Belliveau ont cessé de travailler, tandis que leur fille plus âgée, Frédérique, s’est résignée à lâcher le sport et à faire ses cours depuis la maison. 

«Maintenant, elle est en rémission et son rêve serait d’aller à Walt Disney. Alors c’est notre prochaine étape!», lance Mme Belliveau, tout sourire.  

Le jeune Malik avec son père au même événement
Photo Didier Debusschère
Le jeune Malik avec son père au même événement

Un montant record 

En plus d’apporter du bonheur aux enfants malades, l’événement se voulait l’occasion parfaite pour amasser des fonds pour la recherche à la lutte contre le cancer. 

Depuis son lancement, en 2011, un total de 160 vols a été effectué et plus de 200 000 $ ont été amassés pour la cause. L’édition de cette année a toutefois permis de récolter 31 000 $ au profit de la Fondation Charles-Bruneau, un record. 

Olivia, 6 ans, est en rémission d’un cancer. On la voit avec ses parents Pascale Belliveau et Pierre Grenier, ainsi que sa sœur Frédérique, lors de l’activité Vol d’un survivant à l’autre, à Saint-Augustin-de-Desmaures, samedi.
Photo Didier Debusschère

«Je suis ici aujourd’hui parce qu’une petite molécule jumelée à la chimiothérapie standard m’a permis de survivre. J’aimerais qu’on puisse trouver toutes ces petites molécules-là pour qu’on puisse tous traverser cette maladie-là», souligne Hugo Desrochers.

Durant tout le week-end, la Fondation Charles-Bruneau tenait également son événement caritatif Le Circuit bleu, où des dizaines de personnes ont pagayé pour la cause.

Des participants au 9e Circuit Bleu, en soutien à la Fondation Charles-Bruneau, à Pincourt en Montérégie, samedi.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Des participants au 9e Circuit Bleu, en soutien à la Fondation Charles-Bruneau, à Pincourt en Montérégie, samedi.

«C’est l’espoir qui nous a sauvés» 

La mère d’un jeune garçon atteint d’un cancer que les médecins jugeaient incurable souhaite lancer un message d’espoir aux familles atterrées par la maladie, alors que son fils est maintenant en rémission. 

Lorsque son fils Logan n’était âgé que de quelques mois, Catherine Pépin a découvert des masses sur son corps. Pendant des semaines, les médecins lui ont dit qu’il ne s’agissait que de ganglions et que c’était normal. 

Logan, que l’on voit avec sa mère Catherine Pépin, a défié les pronostics. Âgé de bientôt 5 ans, il  est en rémission de son cancer jugé incurable.
Photo Didier Dubusschère
Logan, que l’on voit avec sa mère Catherine Pépin, a défié les pronostics. Âgé de bientôt 5 ans, il est en rémission de son cancer jugé incurable.

Ce n’est qu’après avoir insisté auprès de son médecin de famille pour avoir une radiographie que le diagnostic est finalement tombé. Le petit Logan souffrait d’un neuroblastome de stade 4. 

«Ils nous ont dit qu’il allait mourir. La tumeur était du diamètre d’un très gros pamplemousse et ça coupait sa trachée. Deux semaines de plus et il décédait dans son sommeil», explique Mme Pépin.

Un petit miracle  

Le soir même, un traitement combinant certains médicaments avec la chimiothérapie a été enclenché. 

Comme l’enfant répondait bien au traitement, la masse – qui affectait sa trachée, sa colonne, son cœur, ses poumons et son foie – a diminué de façon importante. Quelques mois plus tard, une opération chirurgicale a pu être amorcée pour retirer la majorité de celle-ci. 

«D’année en année, la masse s’est nécrosée. Aujourd’hui, Logan va avoir cinq ans et la tumeur est de la taille de la moitié d’un raisin sec. On l’appelle “notre petit miracle”», lance Mme Pépin, soulagée. 

«On est passé d’une mort assurée à une vie bien remplie. J’aimerais montrer aux personnes qui vivent ça que tout est possible. C’est l’espoir qui nous a sauvés», lance Catherine Pépin.

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