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Nouveau roman de Marianne Brisebois: le poids de la solitude

Marianne Brisebois
Photo Chantal Poirier

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Après avoir publié Sauf que Sam est mort, où elle s’était penchée sur le deuil, l’écrivaine Marianne Brisebois s’est intéressée à la solitude, aux problèmes qui minent les relations, et à la reconstruction dans son nouveau roman, Quelques solitudes. Elle y aborde aussi, avec authenticité, d’autres thématiques, notamment celle des relations qui se brisent dans la vingtaine et les troubles des conduites alimentaires, au masculin.

Liliane est avec Julien depuis dix ans lorsque leur couple éclate, sans avertissement. Expulsée de sa propre vie, elle prend une chambre dans la grande maison lavalloise de Simon-Pierre, en espérant soigner ses plaies. Elle ne sait pas que son nouveau colocataire est lui aussi écorché vif par un trouble alimentaire qui lui a coûté sa relation.

Les premiers temps de leur cohabitation sont un peu incongrus et remplis de maladresse. Mais en apprenant à se connaître un peu mieux, Liliane et Simon-Pierre réalisent qu’ils voient, chez l’autre, le reflet de leur propre solitude. Un petit pas après l’autre, ils vont s’apprivoiser et grandir.

Être bien, seul

Marianne Brisebois parle de rupture, de reconstruction de soi, des relations amoureuses quand on est jeune dans son nouveau roman.

«Mon livre s’intitule Quelques solitudes parce que je trouvais que c’était quelque peu ambitieux de parler de la solitude en général, parce qu’il y a différentes façons de la vivre. On peut la subir, la choisir même. Ça peut être juste au niveau du ressenti», commente-t-elle.

«Dans le cas de mon personnage, je voulais parler d’une solitude qui ne vient pas du fait que physiquement on est seul. Même si on a des gens autour de soi, même si on a un amoureux, même si on a un travail, même si on a tout ça, on peut quand même ressentir cette solitude. Je me demandais d’où ça vient et ce que ça fait de se sentir à sa place, du jour au lendemain.»

Marianne Brisebois note que c’est correct d’être bien, seul, pour une période prolongée, mais n’est pas convaincue que pour la majorité des gens, ce soit vraiment une stratégie gagnante, surtout dans la vingtaine, alors qu’on est plein d’énergie et qu’on a beaucoup de choses à partager.

«Liliane avait cette envie de discussions, de contacts avec des gens, mais ne la retrouvait pas autour d’elle. Finalement, après la fin de la relation avec son copain, elle va vraiment se retrouver seule. Elle décide d’aller vivre sur une île, qui est un peu la métaphore de la solitude.»

Trouver sa place

Elle voulait aussi parler de relations de longue date dans la jeune vingtaine.

«Ce n’est pas très commun, mais ça peut arriver quand même qu’on soit en couple avec quelqu’un de qui on est tombé amoureux à 16 ans. Je voulais montrer un couple qui prend fin, et montrer que la personne qui était parfaite pour toi à 16 ans, c’est possible qu’elle le soit moins à 24 ou 26 ans. Pour Liliane, c’était lié au fait qu’elle ne se sentait jamais à sa place.»

Marianne Brisebois
Photo courtoisie

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