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L’Oregon, le coup de cœur

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L’Oregon fait maintenant partie de mes coups de cœur. Je n’y avais jamais mis les pieds et c’était une erreur.

On croit que la côte Ouest américaine, c’est la Californie et Seattle. On se trompe, la côte Ouest, c’est aussi l’Oregon. 

Pas très peuplé, 4,2 millions d’habitants concentrés dans la grande région métropolitaine de Portland, à Salem, la capitale, et dans une myriade de petites et moyennes villes.

Réjean Tremblay
Photo courtoisie, Érik Ryan
Réjean Tremblay

Rempli de forêts. À moins de rouler en Amazonie ou dans la Rain Forest à Porto Rico, je n’ai jamais traversé tant de forêts au kilomètre carré dans ma vie. Et quelles forêts! Des eucalyptus embaumant l’air du matin, des pins de 100 pieds fournis et verts comme un Prismacolor, des forêts qu’on traversait dans l’ombre des arbres tellement hauts qu’ils cachaient le soleil, l’Oregon a été une découverte merveilleuse à chaque heure qui passait.

Crater Lake

Le Crater Lake en Oregon
Photo courtoisie
Le Crater Lake en Oregon

On est redescendu des montagnes la tête remplie d’images du Crater Lake, ce lac, le plus profond des États-Unis, créé par une éruption volcanique qui a provoqué un bouchon de lave dans les profondeurs du cratère. Les eaux des ruisseaux ont été retenues par le bouchon et depuis 7700 ans, c’est un lac à faire pleurer tellement l’eau est bleue. Si claire qu’on distingue un objet jusqu’à 37 mètres de profondeur.

ET LE PACIFIQUE À GAUCHE

La route 101 offre des paysages époustouflants.
Photo courtoisie, Érik Ryan
La route 101 offre des paysages époustouflants.

Puis, on est arrivé à Florence, sur le Pacifique. Ensuite, on a oublié les montagnes en roulant vers le nord sur la 101. C’est une route à deux voies, juste assez sinueuse pour permettre de piloter les grosses motos et qui longe le Pacifique en offrant des paysages poignants.

On traverse de petites villes qui rappellent Chandler, Gaspé ou Percé en humant les embruns et en s’offrant une surprise toutes les dix minutes. Il y a toujours une vue de l’océan pour venir t’éblouir. 

C’est vrai jusqu’à Seattle. Là, on entre dans un autre monde. Les Seahawks, les Mariners, les Sounders, le Kraken, les 45 édifices d’Amazon, ceux de Microsoft, ceux d’UPS, le premier Starbuck dans le marché public à quelques dizaines de mètres du centre-ville...

On visite la ville et on comprend pourquoi les Nordiques ne sont pas encore de retour à Québec. 

San Fancisco pour une chanson 

San Francisco
Photo courtoisie, Érik Ryan
San Francisco

«J’ai laissé mon cœur à San Francisco
Perchée sur la colline, elle me parle
Me retrouver là où les téléphériques grimpent à mi-chemin vers les étoiles
Le brouillard du matin peut refroidir l’air, je m’en fous
Mon amour m’attend à San Francisco
Au-dessus de la mer bleue et venteuse...»

Il y a des chansons qui marquent les villes. Ou c’est peut-être le contraire. Tony Bennett chante San Francisco, Frank Sinatra célèbre New York, New York, on chante La fille d’Ipanema à Rio de Janeiro ou Sous les ponts de Paris à Paris et ceux qui ont eu le bonheur de parcourir ces villes voient plein d’images.

Même qu’en roulant entre San Francisco et Lake Tahoe on passe devant la prison de Folsom. Oui, la chanson de Johnny Cash, Folsom Prison Blues.

DES PAROLES ÉVOCATRICES

Le pont Golden Gate à San Francisco
Photo Adobe Stock
Le pont Golden Gate à San Francisco

Mais c’est dans I Left my heart in San Francisco que je trouve les paroles les plus évocatrices. Les tramways qui grimpent la colline, ils sont toujours là. Le foutu brouillard qui colle sur le pont jusqu’à 11 heures du matin, on dirait qu’il est éternel. J’ai toujours traversé le Golden Gate dans ce lourd nuage en quittant la ville. 

Les collines, elles sont réelles. Il faut être en forme pour faire une petite marche vers un restaurant. Il se pourrait qu’il soit à 500 mètres... mais trois côtes à gravir plus loin.

Si vous comprenez l’anglais et voulez visiter San Francisco dans votre tête, juste à écouter Tony Bennett. C’est de loin la meilleure version de ce grand classique américain. 

Quelques observations

Je ne sais pas si c’est la pandémie, mais nous avons payé un prix de fou pour la location des motos à San Francisco. Il faut dire qu’on les laissait à Seattle et que les frais de retour devaient être astronomiques. Pourtant, le même concessionnaire a loué à Doris Tremblay, de St-Jérôme Harley, des motos à Las Vegas pour 625 $ pour cinq jours. On a dû rater quelque chose.

  • Personnellement, je recommande aux vrais bikers de faire transporter leur moto par Amerik@Moto à Candiac. Ou un autre transporteur spécialisé s’ils en trouvent un. Je l’ai fait à Austin au Texas avec un retour de Phoenix. 
  • Quand on a fait la 66 de Los Angeles à Sainte-Adèle, on a fait livrer les motos à Las Vegas... C’était impeccable et on roule sur sa moto et non sur une Harley de location qui compte déjà 40 000 km au compteur.

LES HÔTELS

Pour les longues randonnées en moto aux États-Unis, on peut habituellement réserver une chambre d’hôtel vers 14 h. On sait à peu près où on sera rendu vers 16 h 30. 

  • Cette fois, on a réservé à l’avance dans des Best Western pour tout le voyage et ce fut la bonne décision. Pandémie et manque de personnel sans doute, mais les hôtels affichaient souvent complet à cause d’une offre de chambres déficiente.

MÉTÉO

Ceux qui voyageront dans la région à moto doivent prévoir des vêtements pour les extrêmes. 

  • Il a fait 42,7 °C dans le coin de Sacramento en Californie et 7 ou 8 °C, le matin dans la montagne à Lake Tahoe. Et toutes les matinées en montagne ou le long de l’océan ont été fraîches. 
  • Habillez-vous l’avant-midi comme si vous rouliez au festival des couleurs en octobre... 
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