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NFL: dix nouveaux shérifs

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Photo AFP À la barre des Vikings, Kevin O’Connell incarne la nouvelle vague des jeunes entraîneurs axés sur l’attaque.

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Chaque saison amène son lot de roulements dans la confrérie des entraîneurs-chefs. Cet automne, dix nouveaux shérifs ont été embauchés pour remettre de l’ordre dans certaines équipes ou assurer un plan de succession dans d’autres. Force est de constater qu’ils se retrouvent pour la plupart dans des situations enviables.

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Habituellement, quand un pilote lève les feutres, c’est que tout va mal. Son successeur se retrouve la plupart du temps dans une position où il doit habilement manier la hache pour défricher et repartir à zéro.

Il était arrivé seulement trois fois, soit en 1978, en 1997 et en 2006, que 10 postes étaient disponibles. Il ne faut évidemment pas se baser sur les résultats d’une seule semaine du calendrier régulier, mais les nouveaux venus sont partis du bon pied avec une fiche cumulative de 6-3-1. Comme quoi tout n’était pas désespéré.

Déjà, Josh McDaniels, avec les Raiders, et Todd Bowles, avec les Buccaneers, ont eu le bonheur d’hériter de clubs qui ont obtenu leur place en séries la saison dernière. Il y a pire pour débuter !

Il faut ajouter Dennis Allen, qui a pris les commandes des Saints, eux qui ont cogné à la porte des séries. Le grand Sean Payton a tiré sa révérence (pour mieux revenir l’an prochain, sans doute), ce qui a laissé une place de choix à Allen, avec une équipe à maturité.

Des équipes près du but

À Miami, Mike McDaniel se retrouve à la barre des Dolphins. D’accord, ils n’ont pas fait les éliminatoires depuis 2016, mais en 2020 et en 2021, ils ont présenté des fiches gagnantes.

Deux saisons de suite avec une fiche positive chez les Dolphins, ça remontait à 2002 et 2003. Bref, l’apprenti de Kyle Shanahan n’arrive pas dans la misère.

La situation est semblable au Minnesota avec l’arrivée de Kevin O’Connell, disciple assidu du Jedi offensif Sean McVay.

Les Vikings n’étaient clairement pas une équipe en reconstruction et désespérée. Il fallait simplement changer l’atmosphère ambiante après huit années de rigueur sous la férule du bourru Mike Zimmer. Le noyau en place est solide, et l’équipe a tout pour demeurer compétitive.

Chez les Broncos, Nathaniel Hackett arrive au moment où l’organisation a enfin déniché un quart-arrière de premier plan en Russell Wilson. Bien que la première semaine ait été un fiasco monumental, il y a lieu de croire que Hackett a tous les outils en main pour réussir.

Du pain sur la planche

Matt Eberflus (Bears) et Doug Pederson (Jaguars) ont peut-être moins de chance, mais ils arrivent au moins dans un contexte où ils peuvent travailler avec des quarts-arrières au potentiel élevé en Justin Fields et en Trevor Lawrence. Rien n’est garanti, mais ces deux entraîneurs ont un atout dans leur jeu.

Les situations qui pourraient demander plus de patience sont celles de Lovie Smith avec les Texans, qui poursuivent leur reconstruction, ainsi que de Brian Daboll avec les Giants, qui évaluent plusieurs joueurs cette saison.

La dernière fois que 10 entraîneurs en chef sont entrés en fonction au même moment, en 2006, la situation était beaucoup moins rose.

Des 10 clubs concernés, aucun n’avait pris part aux séries la saison précédente. Deux avaient présenté une fiche gagnante (contre quatre cette année). Sept avaient remporté cinq victoires ou moins (contre trois cette année).

Bref, les 10 nouveaux shérifs ont toutes les chances au monde d’amorcer leur règne du bon pied. 

5 points à surveiller 

1. PAS DE PANIQUE

Votre équipe a débuté par une amère défaite ? Pas de panique ! Depuis 20 ans, 59,4 % des clubs qui ont participé aux séries éliminatoires montraient un dossier de 0-2 ou 1-1 après deux semaines. La saison est encore bien jeune. L’an passé, neuf équipes de séries ont entamé la saison ainsi, dont six des huit champions de division. Mieux vaut prendre un grand respire que de tout balancer !


2. TUEUR DE GÉANTS

Depuis le début de sa jeune carrière, le quart-arrière des Dolphins Tua Tagovailoa est la cible de critiques répétées, à tort ou à raison. Fait intéressant à noter en sa faveur, cependant : il présente une fiche de 7-1 lorsqu’il affronte des entraîneurs qui ont gagné au moins un Super Bowl. Aujourd’hui, il fait face aux Ravens de John Harbaugh, champions avec lui en 2012. Son taux de succès (,875) est le meilleur de l’histoire pour un pivot face à des entraîneurs champions.


3. L’ATTAQUE DES BILLS

Les Bills ont sorti le rouleau compresseur face aux Rams la semaine dernière et leur attaque roule à plein régime. En remontant à la fin de la saison dernière, les Bills n’ont même pas eu besoin d’opter pour un botté de dégagement dans trois de leurs quatre derniers matchs de saison régulière. Selon NFL Research, il s’agirait de la première fois depuis 1939 qu’une équipe ne tente aucun dégagement dans trois matchs sur une séquence de quatre.


4. ÇA FAIT UN BAIL !

Rien n’est encore joué, mais les Browns sont favoris pour l’emporter face aux Jets. S’ils y parviennent, ils se retrouveront avec une fiche de 2-0 pour la première fois depuis 1993. Preuve qu’il ne faut pas s’emporter, ils avaient quand même terminé cette saison-là avec une fiche de 7-9. À l’inverse, en cas de défaite face aux Steelers, les Patriots montreraient un dossier de 0-2 pour la première fois depuis 2001. Année où, incidemment, ils avaient remporté leur premier Super Bowl.


5. SPECTACLE DE RECEVEURS

Demain soir, lors du match entre Vikings et Eagles, deux brillants receveurs seront en vedette, soit Justin Jefferson et AJ Brown. Jefferson (184 verges) et Brown (155 verges) sont les deux meneurs de la NFL au chapitre des gains aériens. Le match sera particulier pour Jefferson. En 2020, les Eagles détenaient le 21e choix et avaient un urgent besoin de receveur, mais ils ont opté pour Jalen Reagor plutôt que Jefferson, que les Vikings ont pris au rang suivant. Jefferson revendique depuis 3200 verges, un sommet parmi ses pairs depuis 2020.

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