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QS révise son premier engagement en santé mentale

Les Québécois n’aimaient pas « les promesses lancées en l’air », reconnait GND

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SHERBROOKE | Reconnaissant qu’il serait «irresponsable» de lancer des «promesses en l’air», Gabriel Nadeau-Dubois a révisé à la baisse un de ses premiers engagements en santé mentale. Plutôt que de promettre la fin des listes d’attente, Québec solidaire s’engage désormais à les réduire au minimum.

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Dans un engagement annoncé en avril dernier, comme dans son cadre financier dévoilé le 9 septembre dernier, le parti de gauche promettait «la fin des listes d’attente». 

«Ce que je vous dis, c’est qu’on va y mettre fin le plus vite possible, puis qu’on va y mettre fin le plus possible, il y a des différences de formulation, mais l’idée est la même», a justifié le porte-parole solidaire, lors d’un point de presse à Sherbrooke, dimanche. 

Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et sa candidate dans Saint-François, la Dre Mélissa Généreux.
Photo Marc-André Gagnon
Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et sa candidate dans Saint-François, la Dre Mélissa Généreux.

«Des promesses lancées en l’air, je pense qu’en santé en général les Québécois sont tannés de ça. Donc ce que je vous dis, c’est qu’on va réduire ces listes-là au minimum», a-t-il indiqué. 

En faire davantage serait «irresponsable», a-t-il laissé entendre, entre autres parce que les listes d’attente en santé mentale ne cessent de s’allonger. 

«En deux ans, les listes d’attente en santé mentale au Québec sont passées de 16 000 à 21 000. Malgré les promesses de la CAQ, la situation s’est empirée», a souligné M. Nadeau-Dubois. 

Urgence nationale 

Dans plusieurs régions, l’attente se compte en mois, même qu’à certains endroits, «c’est plus d’un an», s’inquiète le co-porte-parole de QS. 

«La pandémie, il faut se le dire a eu l’effet d’un tremblement de terre sur la santé mentale des Québécois, des Québécoises, a-t-il observé. Ça n’allait déjà pas bien avant la pandémie, mais là, ça va encore plus mal. Il faut faire quelque chose.» 

«Ce qu’il nous faut, c’est un gouvernement qui comprend que la tête ça fait partie du corps puis qu’une dépression ça mérite toute l’attention qu’un bras cassé va recevoir. La santé mentale, c’est une urgence nationale», a-t-il signalé. 

Embauches massives 

Tel qu’annoncé en avril dernier, dans la foulée de l’investiture de la docteure Mélissa Généreux dans la circonscription de Saint-François, Québec solidaire promet d’embaucher 900 nouveaux psychologues, en plus de 1000 autres professionnels additionnels dans le réseau public. 

Le coût de cet engagement, qui se chiffrerait jusqu’à 280 millions $ par année – mais seulement à terme, a précisé le parti – représenterait un investissement total de 700 millions $ sur quatre ans. De ce montant, une partie servirait à combler l’écart salarial d’environ 30 % avec le secteur privé en santé mentale. 

Selon Gabriel Nadeau-Dubois, de tels investissements, qui seraient «sans précédent» et «historiques», permettraient de «régler la crise de santé mentale au Québec», en plus de contribuer à désengorger le réseau de santé. 

Désengorger 

«40 % des visites chez des médecins de famille au Québec, c’est pour des problèmes de santé mentale», a relaté le porte-parole solidaire. 

Selon la docteure spécialisée en santé publique et candidate solidaire Mélissa Généreux, investir davantage en santé mentale permettrait aussi de réduire le nombre d’antidépresseurs consommés au Québec. 

«Mes collègues me le disent eux-mêmes, faute d’autres outils dans l’arsenal thérapeutique, on est souvent contraints à aller prescrire des antidépresseurs parce qu’on ne peut pas dire aux gens: "attends un an, tu devrais avoir accès à la de psychothérapie ou à d’autres alternatives en santé mentale".» 

Pas de «promesse Lipton» 

Ni M. Nadeau-Dubois, ni la Dre Généreux n’ont voulu s’avancer sur ce qui pourrait représenter un délai raisonnable pour accéder à un professionnel en santé mentale dans le réseau public. 

«À chaque fois que les politiciens ont fait des promesses comme ça, elles ont été brisées : 90 minutes dans les urgences disaient François Legault en 2018, un médecin par Québécois, ont promis Pauline Marois, Jean Charest et François Legault», a rappelé M. Nadeau-Dubois. 

«Mon collègue Vincent Marissal appelle ça des promesses Lipton, a-t-il a continué. Ça fait une belle clip à la TV, tu rajoutes un petit peu d'eau, ça fait une soupe puis ces promesses-là en santé, c'est ce qui a brisé la confiance des Québécois, des Québécoises envers leur système.» 

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