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Immigration: des francophones se butent aux délais de la bureaucratie

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Getty Images/iStockphoto

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Au moment où l’immigration fait partie des débats électoraux, des immigrants francophones se butent à une bureaucratie lente malgré leur intégration rapide. 

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C’est le cas de Sarah, qui a préféré taire son nom de famille. Originaire de France, elle a immigré au Québec en janvier 2020 et attend toujours son permis de travail. Près de 10 mois après avoir été recrutée comme directrice générale d’une structure culturelle, elle a finalement reçu, le 29 août dernier, un document l’autorisant à travailler, ce qu’elle fait déjà depuis novembre 2021.

Sarah doit cependant toujours attendre son permis de travail. «Dans ce laps de temps, je n’ai aucun droit. C’est-à-dire que, sur ma fiche de paie, je cotise à tout, mais je n’ai droit à rien. Je n’ai pas le droit à la RAMQ», a-t-elle expliqué sur les ondes de Qub Radio, lundi.

Voyant son dossier retourner sous la pile à la moindre petite erreur, la femme originaire de France déplore également qu’elle ne puisse pas quitter le pays.

«Sans permis, je ne peux pas retourner en France voir ma famille. Donc ça fait plus de deux ans que je ne peux pas retourner en France, que je suis bloquée parce que je ne peux pas revenir au Canada», a-t-elle précisé au micro de Philippe-Vincent Foisy.

Plusieurs dans la même situation

Bien que le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI), offre la possibilité de faire une demande simplifiée aux immigrants pouvant s’intégrer rapidement, ces derniers continuent de se buter à de longs délais.

Ces délais découragent plusieurs employés à chercher des talents à l’international, car ils doivent jongler avec la bureaucratie du MIFI ainsi que la crainte de voir leurs employés se décourager et quitter le pays, estime David Miljour, Directeur général du Pôle de l’économie sociale de l’agglomération de Longueuil.

«Dans une dernière assemblée générale de notre organisation, on a eu plusieurs entreprises de l’économie sociale qui nous ont dit «notre enjeu, c’est la pénurie de personnel, on aimerait que le pôle puisse nous aider là-dedans»», a-t-il expliqué à Qub Radio. Or, un programme de recherche de talent à l’international n’est pas optimal pour ces petites entreprises, puisque la bureaucratie est lente.

«Au ministère de l’Immigration, la demande simplifiée devrait être traitée en deux mois, parce que c’est des gens qui, d’une part, parlent français. D’autre part, ils sont hautement scolarisés dans des secteurs d’activités où la pénurie de personnel frappe le plus», a ajouté M. Miljour qui précise que c’est une immigration qui est «facile à intégrer» et qui va «contribuer rapidement» à la société québécoise.

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