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Les directions d’école attendent leur augmentation

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Photo d'archives Agence QMI, Sébastien St-Jean

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Des directions d’école commencent à taper du pied, leur chèque de paie étant toujours le même qu’avant la pandémie alors que leur travail n’a jamais été aussi complexe.

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«Je suis proche de la retraite. Je vais faire tout en mon possible pour partir le plus vite possible», avoue Georges (nom fictif), directeur d’une école primaire de Montréal qui a préféré garder l’anonymat pour ne pas subir de représailles de son centre de services scolaire.  

À cause de l’inflation, de la pénurie de main-d’œuvre et des primes COVID, qui ont été données dans plusieurs domaines, bon nombre de travailleurs ont vu leur salaire augmenter. En 2021, le gouvernement Legault a notamment consenti des hausses salariales allant de 10% à 15% aux enseignants. 

«Grogne» 

Les directrices et directeurs d’école, eux, ont obtenu une hausse de 2%, selon une entente de principe adoptée cet été. Le nouveau taux entrait en vigueur en avril dernier.

Mais, cinq mois plus tard, cette hausse n’a toujours pas été versée. Leur chèque de paie est donc encore le même qu’en mars 2020, moment où le dernier règlement venait à échéance, explique Kathleen Legault, présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDÈS). 

Cela vient s’ajouter au fait que les directions ont dû attendre deux ans avant que le gouvernement accepte de commencer à négocier avec elles.  

«On n’a pas l’habitude de se plaindre», dit Mme Legault. Mais il y a énormément de grogne. C’est comme de se faire dire qu’on n’est pas importants», abonde Rose (nom fictif), directrice d’un centre d’éducation aux adultes.  

Longues journées 

Or, les directions d’école ont vécu tout un tourbillon pandémique: consignes sanitaires qui changeaient à la dernière minute, campagnes de vaccination, conflits avec les parents.

Maintenant, elles doivent faire face à une pénurie de personnel sans précédent alors que le nombre d’élèves augmente.  

«Je commence à 7h30 le matin et je termine vers 19h», témoigne Nathalie (nom fictif), directrice d’une école secondaire.  

Elle n’a pas l’intention de quitter son poste, mais elle le pourrait. Régulièrement, elle reçoit des offres d’emploi comme cadre dans des écoles privées, dans des entreprises ou encore dans le domaine de la santé, illustre-t-elle.  

Pas avantageux

Selon l’échelle de 2020, le salaire d’une direction adjointe commençait à 73 515$, ce qui est moindre que celui d’un enseignant au dernier échelon.  

Le maximum que pouvait gagner une direction d’expérience était alors de 132 836$, si elle dirigeait une grosse école de plus de 2000 élèves, illustre Mme Legault.  

Ce serait donc la moindre des choses de verser les «quelques milliers de dollars» à chaque personne qui y a droit, maintenant que la hausse de 2% leur a été accordée, disent les directions interrogées.  

«Est-ce qu’on peut passer à autre chose?» s’impatiente Nathalie.  

Au moment de publier, le ministère de l’Éducation n’avait pas répondu à nos questions.

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