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Anglade appelle au vote stratégique

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Au neutre dans les intentions de vote, Dominique Anglade appelle les électeurs déçus de la CAQ à se rallier derrière le PLQ.  

• À lire aussi: [SONDAGE] Le PQ sort de l'ombre: les luttes seront plus serrées que prévu

Alors que 38% des Québécois comptent voter pour l’équipe de François Legault le 3 octobre prochain, selon un nouveau sondage Léger-Le Journal-TVA-QUB, la cheffe libérale préfère voir dans les résultats un énorme potentiel d’électeurs opposés à la CAQ. 

«Je regarde le sondage et, ce qui me marque, c’est que tu as plus que 62% des Québécois qui ne veulent pas François Legault comme premier ministre. 62%, c’est énorme!», a lancé Dominique Anglade sur les ondes de WKND 99,5, mardi matin.  

«La raison pour laquelle c’est comme ça, ben c’est parce qu’on est tous divisés. Ce que j’aimerais voir, c’est qu’on soit capables de se rassembler pis de bloquer François Legault», a-t-elle ajouté. 

Si la tendance se maintient, la CAQ va se retrouver « avec un nombre de sièges énorme et ce n’est pas ça que la majorité des Québécois veulent », estime Mme Anglade. 

L’animatrice Mélanie Maynard a ensuite demandé si les Québécois doivent donc se rassembler autour du Parti libéral du Québec. 

«Ben pourquoi pas?», a répliqué Dominique Angalde. 

Quelques heures plus tard, la cheffe libérale a rejeté l’idée que son appel à bloquer François Legault représente un appel au vote stratégique. «Je ne lance pas un appel au vote stratégique, je lance un appel au rassemblement, au rassemblement des forces», a-t-elle commenté en mêlée de presse. 

Nouveauté pour le PLQ, Mme Anglade se dit maintenant ouverte à revoir le mode de scrutin. Le Parti libéral de Philippe Couillard avait pourtant refusé de s’engager à modifier le mode de scrutin pour inclure une part de vote proportionnel. La CAQ avait promis de mener cette réforme, mais a abandonné l’idée une fois au pouvoir.  

«Ça fait partie des choses qu’il faudrait regarder», dit Dominique Anglade, sans prendre d’engagement formel.  

Mauvais sondage pour le PLQ

Le sondage Léger paru mardi démontre que le PLQ connaît une campagne difficile. 

Avec 16% d’appuis, la formation a connu un recul de deux points depuis la semaine dernière. Si la différence est statistiquement peu significative, le parti ne fait pas non plus d’avancées, à deux semaines des élections. 

Mais surtout, les Québécois ont une perception très négative de la campagne de Mme Anglade. 

Quand on demande aux électeurs qui ferait la meilleure opposition à la CAQ, la cheffe libérale arrive dernière, avec 14%. 

Mme Anglade arrive également dernière, à 6%, lorsqu’on demande aux Québécois quel chef a mené la meilleure campagne la semaine dernière. 

Même constat pour le gagnant du premier débat des chefs : Dominique Anglade ferme la marche, à seulement 3%. 

Trop tôt, considère Nadeau-Dubois

Contrairement à Dominique Anglade, Gabriel Nadeau-Dubois considère qu’il est encore beaucoup trop tôt pour appeler au vote stratégique. « Mme Anglade ferme les livres un peu vite sur la campagne électorale », constate le porte-parole solidaire. 

« Je trouve que Mme Anglade va vite en affaire un petit peu. Il reste un débat encore jeudi, il reste deux semaines de campagne. Bien des choses sont encore possibles. Nous, on va continuer de faire campagne puis de parler de notre projet de société », a commenté M. Nadeau-Dubois, en réagissant à son tour aux résultats du sondage, mardi. 

« Les appels au vote stratégique, on regardera ça la veille de l’élection, a-t-il indiqué. Là, c’est le temps de parler de notre projet pour les Québécois-ses. Puis nous, notre projet pour le Québec c’est d’en faire un des endroits le plus verts au monde. Mme Anglade nous parle de voter contre François Legault, moi j’ai surtout envie de parler de Québec solidaire. » 

« Moi, j’invite les gens à voter Québec solidaire dans les 125 circonscriptions et ça tombe bien, on a 125 candidats, nous autres », a ajouté le co-porte-parole solidaire.

Pas d'alliance QS-PQ

Même si le Parti québécois améliore son sort dans les intentions de vote, Gabriel Nadeau-Dubois écarte toujours toute discussion pouvant mener à une alliance entre son parti et celui de Paul St-Pierre Plamondon.
C’est d’ailleurs ce qu’il a indiqué lors d’une assemblée publique, lundi soir, en répondant à une question sur la possibilité d’envisager une fusion. « Ce n’est pas dans nos plans, parce qu’il y a trop eu d’incohérences et d’erreurs dans les dernières années au PQ », a dit M. Nadeau-Dubois, a faisant référence aux controverses de la cimenterie McInnis, de l’exploitation pétrolière sur l’île d’Anticosti et de la Charte des valeurs.

« Moi adversaire dans cette campagne-là c’est François Legault », a répété le porte-parole solidaire, pour qui les discussions de cette nature avec le PQ sont maintenant chose du passé.« La vérité, c’est que quand on regarde vraiment (le sondage), les chiffres, au fond, ne bougent pas beaucoup. Il reste un débat, il reste deux semaines de campagne », a rappelé M. Nadeau-Dubois

« Moi, j’invite les gens à voter Québec solidaire dans les 125 circonscriptions et ça tombe bien, on a 125 candidats, nous autres », a ajouté le co-porte-parole solidaire.

Rester humble

Selon le plus récent sondage Léger publié ce matin dans Le Journal, le Parti Québécois obtient 13 % des intentions de vote au Québec. Paul St-Pierre-Plamondon compte rester «humble» et réitère son souhait de voir les indépendantistes revenir au bercail. 

«On ne changera pas d’un pouce notre campagne qu’on a du plaisir à mener», a-t-il indiqué, invitant à nouveau les indépendantistes à revenir à la maison. «La porte des indépendantistes est grande ouverte.» 

Dimanche, Paul St-Pierre Plamondon affirmait que le parti était en croissance, qu’il le sentait dans les chiffres et les dons. Les chiffres officiels semblent confirmer la tendance.  

«On mène la campagne qu’on voulait mener, une campagne authentique sur les sujets qui sont essentiels pour l’avenir», a-t-il simplement mentionné en réaction au sondage. «On demeure humble.» 

À deux semaines des élections, 21% des électeurs estiment que le chef péquiste ferait le meilleur chef de l’opposition officielle. En forte hausse, il se classe maintenant deuxième dans cette catégorie, derrière Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire qui est à 28%. 

De son côté, le chef conservateur Éric Duhaime a réagi ainsi : «Je ne pense pas qu’on en est rendu là (à parler de vote stratégique). Il reste 13 jours de campagne, a-t-il rappelé. On est dans les luttes serrées. Souvent les libéraux ne sont pas très présents dans ces luttes serrées».  

- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon et Nicolas Lachance, Bureau parlementaire et de Taïeb Moalla

 

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