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L’éducation n’est pas une priorité, c’est un slogan

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Nous en sommes déjà à la troisième semaine de la campagne électorale et l'on est forcé de constater que l’éducation n’est pas une priorité au Québec.

La campagne électorale a beau se tenir en même temps que la rentrée scolaire, l’éducation demeure un sujet largement écarté des enjeux électoraux. 

  • Écoutez l'entrevue de Philippe Léger à l’émission de Yasmine Abdelfadel diffusée chaque jour en direct 13 h 30 via QUB radio : 

Nous avons abandonné

C’est tout de même surprenant. Plutôt que de débattre, de proposer et d’échanger sur les enjeux les plus urgents et importants de notre société, on se retrouve à débattre du troisième lien, de la vitesse sur les autoroutes, des taxes et des surtaxes. 

Mais occulte-t-on l’essentiel? A-t-on oublié que les fondements d’une société forte sont sa capacité à éduquer et à soigner adéquatement ses citoyens, ou a-t-on, comme nos politiciens, abandonné l’idée que nous devions collectivement faire mieux dans ce domaine? 

Nos écoles tombent en ruine, nos classes sont des portes tournantes d’enseignants, de remplaçants et d’éducateurs de toutes sortes et le décrochage scolaire est important, particulièrement depuis la pandémie. Pourquoi accepte-t-on que ce soit la norme au Québec? Comment se fait-il que la médiocrité de nos réseaux de l’éducation et de la santé soit acceptable et qu’elle se perpétue dans l’indifférence totale?

  • Regardez la rencontre Marie Montpetit et Patrick Déry diffusée chaque jour en direct 14 h via QUB radio :

À chacun sa question de l’urne

D’ailleurs, chaque parti politique souhaite imposer une question de l’urne le 3 octobre prochain: M. Duhaime pousse celle sur le troisième lien et le tramway, M. Nadeau-Dubois, sur les changements climatiques, M. St-Pierre Plamondon, sur la souveraineté, et Mme Anglade, c'est l’inflation. 

Quant au premier ministre, c’est plutôt un référendum sur la satisfaction de la performance de son gouvernement qu’il voudrait voir dans les urnes. La vérité, c’est que mis à part quelques timides propositions en matière d’enseignement et de lutte contre l’analphabétisme ici et là, aucun parti n’a articulé de vision structurante et innovante de ce chantier en ruine. Et qu’au-delà des paroles, l’éducation de nos enfants n’est la priorité de personne. 

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