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Bon défi pour la tertiaire

Le Rouge et Or affrontera l’attaque aérienne la plus talentueuse du circuit québécois dimanche après-midi

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Thomas Landry (#4) et ses coéquipiers de la ligne tertiaire du Rouge et Or en auront plein les bras face aux Stingers, dimanche, eux qui misent sur une excellente attaque aérienne.

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La ligne tertiaire du Rouge et Or de l’Université Laval se frottera au meilleur groupe de receveurs du RSEQ, dimanche, alors que les Stingers de Concordia seront en visite au PEPS dans un match où l’édition de 1999, qui a remporté la première Coupe Vanier de l’histoire du programme, sera honorée.

Le quart-arrière et joueur par excellence du RSEQ en 2021 Olivier Roy mise sur un trio de receveurs de premier plan mené par Jaylan Greaves qui a remporté le titre de meilleure recrue du circuit québécois l’an dernier.

Thomas Landry estime que la prestation face aux Carabins de l’Université de Montréal dans un revers de 21 à 18 il y a deux semaines a donné confiance à l’unité défensive lavalloise.

« On a vu de quoi l’unité défensive est capable, a mentionné le secondeur hybride. On a le potentiel pour arrêter les bonnes offensives. On a accordé une longue poussée sur la dernière série du match, mais nous avons gagné en confiance. Pendant la semaine de congé, on a corrigé les détails. »

En plus de Greaves, les Stingers misent sur Jeremy Murphy qui a connu un fort match dans la victoire face aux Redbirds de McGill avec huit réceptions pour 149 verges.

En remplacement de Jacob Salvail qui s’est blessé tôt dans la rencontre, Santino Sparagna a aussi bien fait avec huit attrapés pour 93 verges. Le statut de Salvail est évalué sur une base quotidienne aux dires de l’entraîneur-chef Brad Collinson.

« Les Stingers misent sur deux excellents receveurs qu’on devra arrêter en partant afin qu’ils ne prennent pas leur rythme, a indiqué Landry. Ils ont une offensive équilibrée et il faudra que les 12 joueurs en défensive soient disciplinés et évitent de tenter de trop en faire sinon on va se retrouver en mauvaise position. »

« Olivier Roy est un quart-arrière de 4e année et il est à l’aise dans le système, de poursuivre le produit des Élans de Garneau. Il est dans son élément et il faudra briser le synchronisme avec ses receveurs. »

Landry se méfie aussi de la capacité de courir de Roy.

« Il passe plus inaperçu par la course, mais il est capable de courir s’il en a besoin, a-t-il souligné. Il est toutefois différent d’Éloa Latendresse-Regimbald et se déplace pour étirer le jeu. »

D’adversaire à coéquipier 

Félix Petit connaît bien Murphy pour avoir évolué en sa compagnie au Défi Est-Ouest en mai dernier à McMaster.

« Il possède un bon gabarit et il est capable de réussir des attrapés spectaculaires, a souligné le maraudeur du Rouge et Or. Il a aussi de la vitesse. »

« Contre Concordia, la menace aérienne vient de partout, d’ajouter Petit. C’est l’une des bonnes attaques et un des bons groupes de receveurs du RSEQ. Contre McGill, ils se sont découvert une attaque au sol et c’était impressionnant. »

Collinson est content de retrouver un Murphy en pleine santé, lui qui avait été élu recrue offensive du RSEQ en 2019.

« En raison d’une blessure, il n’a pas connu une saison à son goût l’an dernier, mais il est maintenant en santé et il fait bien, a indiqué le pilote des Stingers. Il a connu un bon premier match contre Montréal et il a été peu visé contre Sherbrooke. Quand la défensive adverse nous enlève quelqu’un, ça ouvre d’autres receveurs. »

Petit estime que le Rouge et Or ne devra pas rater l’occasion de réussir des interceptions quand l’occasion se présentera. 

« Contre McGill, ce fut plus difficile, mais nous avons connu un de nos bons matchs défensifs contre Montréal, a-t-il indiqué. Contre Concordia, il faudra réussir des revirements quand nous en aurons l’opportunité. Si on n’est pas opportunistes, ils vont nous le faire payer. »

La défensive contre la passe du Rouge et Or occupe l’avant-dernier rang du RSEQ ayant concédé 271 verges en moyenne par match. 

Rouleau impressionné par l’attaque au sol des Stingers 

Réputés pour privilégier l’attaque aérienne, les Stingers ont fait écarquiller bien des yeux en marquant six touchés au sol à leur dernier match.

Jean-William Rouleau est du nombre. « C’est impressionnant de marquer six touchés dans un match pour une équipe réputée pour son jeu aérien, a souligné le plaqueur étoile du Rouge et Or. J’ai été surpris et ils vont tenter de courir de nouveau. Il faudra qu’on s’ajuste et qu’on leur enlève la course en partant. »

Dwante Morgan a franchi le plateau des 100 verges en seulement neuf courses.

« C’est un gros bonhomme, a reconnu Rouleau, au sujet du porteur de ballon de 5 pi 11 po et 208 lb qui a vu le jour à New York, mais on a déjà vu des gars de sa trempe. »

Un adversaire connu

Du côté des Stingers, Rouleau retrouvera un adversaire qu’il connaît bien. Le quart-arrière Olivier Roy portait les couleurs des Gaulois de La
Pocatière quand Rouleau jouait avec les Pionniers de Rimouski dans les rangs collégiaux.

« C’était un excellent coureur pour éviter la pression et il achetait beaucoup de temps, a souligné l’étudiant en génie civil. Il a vraiment amélioré son bras. C’est tout à son honneur qu’il ait remporté le titre de joueur par excellence l’an dernier. Il faudra le contenir dans la pochette. »

L’offensive des Stingers de type RPO (run-pass option) comporte des particularités bien précises.

« La course est la première image que tu vois dans ce type d’offensive et tu te rends moins vite au quart-arrière, a expliqué Rouleau. Tu dois respecter la course en premier et être patient. »

Rouleau croit que la ligne défensive a progressé depuis le début de la saison.

« On a progressé, mais on est encore capables de s’améliorer. Il est possible d’exercer de la pression contre un quart-arrière mobile, mais il faudra respecter nos corridors et être disciplinés. »

Blessure gênante

Pierre angulaire du front défensif lavallois avec le secondeur intérieur Alec Poirier, Rouleau ne connaît pas une saison à la hauteur de ses attentes.

« Je suis moyennement satisfait de ma saison, a-t-il reconnu. Une blessure est apparue pendant la saison morte et ça m’agace. On la traite, mais ça ne partira pas du jour au lendemain. Je risque d’avoir besoin de repos. »

Rouleau a néanmoins été en mesure de disputer les trois rencontres du Rouge et Or jusqu’à présent et il sera à son poste, dimanche, face aux Stingers. 

« Ma blessure ne m’empêche pas de jouer, a-t-il précisé, mais elle m’empêche d’être explosif. » 

Olivier Roy n’a jamais paniqué 

Le quart-arrière connaît un bon début de saison malgré les difficultés des Stingers

Le quart-arrière des Stingers Olivier Roy a complété 51 de ses 84 passes pour des gains de 769 verges depuis le début de la saison.
Photo d'archives
Le quart-arrière des Stingers Olivier Roy a complété 51 de ses 84 passes pour des gains de 769 verges depuis le début de la saison.

Olivier Roy assure n’avoir jamais paniqué malgré les deux défaites en lever de rideau de la saison.

Une défaite serrée face aux Carabins de l’Université de Montréal et surtout un revers face au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke après avoir laissé filer une avance de 19 points à la demie auraient pu ébranler le pivot des Stingers de Concordia.

« Une fiche de 0-2 n’était pas le départ souhaité, a convenu Roy, mais je n’étais pas inquiet malgré la déception. J’avais hâte de gagner, mais je n’ai pas pesé sur le bouton de panique. »

La victoire contre McGill samedi dernier a fait du bien.

« On attendait que ça débloque depuis un bout et ce fut le cas contre McGill, a indiqué Roy au sujet de la victoire de 42 à 16 face aux Redbirds. Ce fut un soulagement, mais je n’ai jamais douté du groupe de joueurs et de nos capacités à bien faire. Dans un calendrier de seulement huit parties, on savait toutefois qu’on ne pouvait pas échapper le match contre McGill et les gars ont bien réagi. »

L’équilibre de l’offensive des Stingers a pesé lourd dans les succès contre McGill. 

« En deuxième demie, McGill tentait de deviner ce qui s’en venait à chaque jeu et ne savait pas sur quel pied danser, a-t-il résumé. On ne donnait pas trop de clefs pour qu’ils puissent identifier l’option choisie. Contre Laval, il faudra continuer de présenter une offensive équilibrée et contrôler le ballon. »

Malgré les deux défaites initiales, Roy estime qu’il connaissait néanmoins un bon début de saison.

« J’étais rouillé un peu lors du premier match, a-t-il reconnu, mais j’étais en contrôle et j’ai donné une chance de gagner à l’équipe lors des deux premières rencontres. »

Virage jeunesse

Les recrues Andrew Pearson et François Smith ont mérité un poste de partant sur la ligne offensive dès le jour un, et Félix Despins a été promu comme bloqueur à droite lors du dernier match. Trois recrues pour protéger Roy.

« Nous avons plus de profondeur sur la ligne offensive qu’en 2021 et les meilleurs jouent peu importe leur ancienneté, a souligné la fierté de Donnacona. Il y a beaucoup de compétition à l’interne. Nous avons un jeune groupe, mais j’aime leur énergie. »

Joueur de ligne offensive par excellence en Division 2 l’an dernier avec les Islanders de John Abbott, Pearson s’est vu confier le poste de centre, lui qui avait toujours évolué comme garde. 

« Il n’avait jamais joué là et il y a eu une période d’adaptation, a précisé Roy, mais il a accepté de changer de position sans dire un mot et il progresse à une grande vitesse. Il assimile rapidement l’information et il sera un joueur clé dans le futur. »

« Ce n’était pas naturel pour Andrew au départ, mais il travaille fort et nous sommes prêts à vivre avec ses petites erreurs, de renchérir Collinson. Quant à Félix, il a eu besoin d’une période pour apprendre le cahier de jeux, mais on aime l’aspect physique qu’il apporte. »

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