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Détecter certaines maladies: votre voix trahit votre état de santé

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Au-delà des mots, la voix humaine témoigne de votre état de santé, et c’est pourquoi une équipe de recherche veut l’utiliser pour diagnostiquer de nombreuses maladies comme le cancer.

Certaines modifications de notre état de santé affectent les ondes sonores produites par nos cordes vocales. 

Des études ont démontré que la voix peut témoigner des premiers signes de maladies comme le cancer du poumon et du larynx, la dépression, ainsi que le Parkinson et l’Alzheimer.  

Dre Yaël 
Bensoussan.
Chercheuse
Photo courtoisie
Dre Yaël Bensoussan. Chercheuse

« Juste à écouter mes patients dans mon cabinet, je peux identifier ceux qui souffrent de certains cancers de la gorge », explique la Dre Yael Bensoussan, otorhinolaryngologiste de l’Université de Floride du Sud, aux États-Unis. 

Vaste étude

Avec son collègue Olivier Elemento, de l’Université Cornell, la Dre Bensoussan vient d’obtenir une subvention de 14 M$ des National Institutes of Health des États-Unis pour mettre en place la plus vaste étude sur le sujet jamais réalisée.

« Nous allons créer une banque de données de 30 000 voix humaines qui nous permettra d’en faire un outil de diagnostic pour de nombreuses maladies », explique dans un excellent français cette mère de trois enfants qui a grandi dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal, et qui vit aux États-Unis depuis deux ans. 

Avec l’aide de spécialistes de l’intelligence artificielle et d’ingénieurs, les voix seront analysées dans leurs moindres détails afin de créer une base de données utile pour la médecine de demain. Le projet sera d’abord limité à la langue anglaise, mais on pense déjà l’étendre à l’espagnol puis au français. 

Recherche fondamentale

Il s’agit encore d’une recherche fondamentale, mais on peut penser que des patients de régions éloignées pourront être dépistés à la suite d’un simple appel téléphonique. 

Ce ne sera pas suffisant pour établir un plan de traitement, mais ce serait un outil de plus à la portée des médecins qui sera facile à utiliser. 

« La voix comme biomarqueur, c’est quelque chose qu’on connaît assez bien dans notre spécialité, mais ce n’est pas accessible à l’ensemble du personnel de la santé. Notre projet de recherche pourrait remédier à cette lacune », précise la chercheuse qui a d’abord été formée en orthophonie avant de devenir médecin. 

« De nombreuses recherches portent actuellement sur la reconnaissance vocale, ce qui constitue une occasion d’affaires exceptionnelle pour des entreprises », note Vardit Ravitsky, professeure de bioéthique à l’École de santé publique de l’UdeM et maître de conférences à Harvard. 

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