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La fameuse question de l'urne

La fameuse question de l'urne

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L’ancien PM expliquait ses succès par celle-ci : à la fin de chaque élection, une prime à l’urne bénéficiait automatiquement au PLQ.

Pour Bourassa, elle était double. 

Les Québécois les plus âgés votaient d’abord massivement pour le PLQ, qui bénéficiait aussi de la peur du changement.

Ce que disait Bourassa, c’est que les partis sont parfois inégaux dans l’urne. Certains groupes d’électeurs votent plus, d’autres électeurs votent moins.

Participation

Dimanche s’ouvrent les bureaux de scrutin pour le vote par anticipation. Les premiers votes auront donc lieu cette fin de semaine.

La question du taux de participation peut paraître endormante, mais elle est primordiale pour cette élection.

Et on arrive toujours au même résultat : les jeunes votent moins que les plus âgés.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il y a une différence moyenne de 15 à 25 % entre la participation des 18 à 34 ans et des 55 ans et plus, à chaque élection depuis 1985.

Prenons exemple sur l’élection de 2018, où la participation fut de 66 %.

Chez les 18 à 34 ans, ce sont environ 53 % qui ont voté, contre plus ou moins 75 % des 55 ans et plus. La disparité est énorme !

On peut bien s’évertuer à analyser toutes les tendances, mais si les électeurs de certains partis ne votent pas, cela se traduira nécessairement par un score plus faible que prévu.

Tous importants, sauf pour le PQ

Commençons par la CAQ, qui peut profiter, plus que quiconque de cette prime à l’urne.

Chez les 55 ans et plus, c’est une nette domination caquiste : 50 % d’entre eux les appuient ! Et leur choix est plus définitif. 

J’irais plus loin : le vote caquiste profite aussi du fait qu’il s’agit d’un vote sans risque. Le PM le sait, regardez ce qu’il dit depuis quelques jours : QS est au pays des merveilles, Duhaime est un émule de Trump, et le PQ veut un référendum, bref pas de chambardement au Québec. Continuons !

Chez QS, on se gratte la tête pour mobiliser sa jeune base militante. Les solidaires essaient de créer un sentiment d’empressement. Pas pour rien que GND parle d’une élection de la dernière chance pour le climat. QS serait le premier à écoper d’une participation en baisse.

Au PLQ aussi, on s’inquiète. Leur chute en 2018 s’explique en partie par la désertion du vote anglophone. L’épouvantail référendaire étant rangé au placard, que reste-t-il au PLQ pour motiver son monde ? Je ne serais pas surpris de voir Dominique Anglade revenir sur les lois 96 et 21 pour tenter de mobiliser ce vote.  

Le PCQ, lui, ne veut pas tomber dans le « piège Bernier ». À l’instar de Duhaime, Maxime Bernier fédérait l’an dernier la République des mécontents canadiens. Ses électeurs, rejetant le système, ont logiquement rejeté le système électoral. Où est Maxime Bernier, aujourd’hui ? Oublié et marginalisé. C’est le destin que Duhaime craint et veut éviter.

On entre dans le dernier droit de la campagne. Après les promesses et les débats, voilà que les machines de chaque parti doivent s’organiser pour faire sortir leurs votes.

Dans ces vingtaines de circonscriptions où il y aura des courses serrées, c’est l’efficacité de celles-ci qui détermineront la force de ce gouvernement et peut-être même l’opposition officielle. 

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