/news/green
Navigation

Les vagues ont raison d’un bâtiment patrimonial

Coup d'oeil sur cet article

Déjà menacé par la mer, le château Dubuc, cité comme bâtiment patrimonial en Gaspésie, a été ravagé par Fiona, samedi.

• À lire aussi: État de situation sur l’ouragan Fiona: Legault reprend sa campagne

• À lire aussi: Ouragan Fiona: près de 500 000 clients sans électricité dans l'est du Canada

Une partie du bâtiment empreint d’histoire a été emporté par les eaux, qui se sont tout d’abord attaquées aux berges trop peu protectrices. 

Une vidéo du château qui succombe aux puissantes vagues a été publiée sur les réseaux sociaux, soulevant l’ire des Gaspésiens et de certains politiciens. 

Le Parti Québécois prévoyait faire une annonce lors de son prochain passage à Chandler pour sauver le bâtiment. Des dizaines de curieux se sont par la suite rendus sur place pour constater l’ampleur des dégâts.

  • Écoutez l'entrevue avec Gaétan Richard, maire par intérim des Îles-de-la-Madeleine à l’émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h 20 via QUB radio : 

Construit en 1916 par Julien-Édouard-Alfred Dubuc, homme d’affaires reconnu, le château Dubuc représentait une bonne partie de l’histoire industrielle de la municipalité. Dans les dernières années, la Municipalité s’est battue pour sauver le bâtiment patrimonial de la destruction.

Photo Agence QMI, Nelson Sergerie

Cri du cœur

L’ex-mairesse de Chandler, Louisette Langlois, a lancé un cri du cœur en mai dernier dans l’espoir de sauver le château qui menaçait d’être emporté par la mer. 

Ce long combat pour restaurer le bâtiment a commencé lors des grandes marées de 2016 et de 2017, quand le mur de protection du château a été endommagé, le rendant plus vulnérable aux intempéries. 

Photo Agence QMI, Nelson Sergerie

Plus tard, en février 2021, le mur a finalement cédé, laissant le château à découvert. Ce n’était alors qu’une question de temps avant que le bâtiment soit détruit. 

« C’est un symbole de l’inertie gouvernementale. Le gouvernement sortant de la CAQ a injecté 22 millions $ pour sauver la Villa James [de Percé, le bâtiment désigné Espace bleu pour la Gaspésie], mais ici, on a ri du monde en offrant 40 000 $ pour sauver cette villa qui était de grande importance. C’est dommage », a déclaré Jean-Marie Fallu, président de Patrimoine Gaspésie.

Pour plusieurs, la destruction du château Dubuc représente l’écroulement d’une partie de l’histoire de Chandler.

Photo Agence QMI, Nelson Sergerie

« C’est la perte d’un bien patrimonial important. C’était le dernier vestige physique de la grande épopée industrielle [de la ville] », a déploré M. Fallu. Maurice Rehel s’est occupé de l’entretien du château pendant une vingtaine d’années. 

Aujourd’hui, il peine à réaliser la destruction de celui-ci. « Il y a 10 ans passé, on aurait pu sauver [le château], mais avec les gouvernements, c’est trop lourd », a-t-il admis. « C’est une partie de l’histoire de Chandler qui est partie », a ajouté M. Rehel.

– Avec la collaboration de Nelson Sergerie, Agence QMI

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.