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L'aventure du vin sur la Côte-Nord

L'aventure du vin sur la Côte-Nord
Geneviève Quessy/ AGENCE QMI

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Plus de 10 ans après avoir planté ses premières vignes, un viticulteur de Ragueneau, près de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, poursuit ses expérimentations et espère pouvoir mettre en marché un premier vin d'ici 2025. 

C'est en 2011 qu'Adam Desbiens a commencé à planter de la vigne sur la terre qu'il est en voie d'acquérir de son père. «On a essayé toutes sortes de cépages, puis en 2015, on a tout arraché et recommencé à zéro avec ce qui fonctionnait», explique-t-il.

Aujourd'hui, en plus d'une plantation de cassissiers, 7000 pieds de vigne poussent dans les champs du Domaine Côte du Nord. Presque la totalité des raisins est destinée à la production de vin, tandis que 10 % du lot est réservé à l'autocueillette et vendu comme raisin de table. Le cassis servira à terme à produire un vin de type porto.

L'aventure du vin sur la Côte-Nord
Geneviève Quessy/ AGENCE QMI

S'inspire-t-il de l'expérience des autres vignerons québécois? «Il n'en a jamais été question, répond-il. Dès le départ, j'ai observé ce qui se faisait dans les pays scandinaves, en Allemagne et même en Nouvelle-Écosse, pour choisir des cépages qui fonctionnaient bien dans les régions froides. Ça ne servait à rien de vouloir copier ce qui se fait dans le sud du Québec, considérant le climat qu'on a ici sur la Côte-Nord.»

Six cépages ont été retenus pour composer le vignoble: deux cépages issus du pourtour de la mer Baltique, deux américains et un québécois, le cépage Roland, un raisin blanc dont la récolte est précoce, explique M. Desbiens.

L'aventure du vin sur la Côte-Nord
Geneviève Quessy/ AGENCE QMI

Un sol très sablonneux, des nuits plus froides et surtout une saison de croissance plus courte caractérisent la région. «La saison décolle tard ici. On a quatre semaines de moins au printemps et deux semaines de moins en automne, pour un total de six semaines de moins qu'en Estrie! Ils disent qu'ils doivent faire un marathon là-bas, eh bien ici, c'est un sprint!» lance Adam Desbiens.

Le climat de la Côte-Nord n'est pas le seul défi auquel doit faire face le viticulteur, qui a été obligé de faire encercler complètement son vignoble d'une haute clôture électrique. «Il y a un ours qui rôde. Si on le laisse faire, il peut manger tous les raisins en une nuit!»

L'aventure du vin sur la Côte-Nord
Geneviève Quessy/ AGENCE QMI

Adam Desbiens pense récolter son raisin quelque part entre le 25 septembre et le 5 octobre. «Ce sera pour une cuvée expérimentale, car on n'est pas encore équipés pour le commercialiser.»

Grâce aux donateurs, qui contribuent à sa campagne de financement en cours, et dont les noms sont affichés un peu partout dans les vignes, Adam Desbiens espère pouvoir aménager un chai et acheter les cuves nécessaires à la fabrication du vin.

«Si tout va bien, on devrait être en mesure de lancer nos premiers vins en 2025», assure-t-il.

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