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Un album créé d’instinct pour David Myles

Le musicien David Myles
Photo courtoisie, Matt Horseman

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David Myles a une carrière riche d’une vingtaine d’années, a collaboré avec de grands noms de la musique et a réalisé son rêve de vivre de la musique. Pourtant, c’est son 15e album, It’s Only a Little Loneliness, qui se veut le plus fidèle à sa nature profonde.

Si la pandémie et ses longues périodes de confinement ont été difficiles pour le musicien toujours en mouvement qu’était David Myles, elles lui ont permis une chose nouvelle et belle : avoir le temps d’explorer pour se retrouver. Ne plus avoir peur, non plus, d’aborder tous les sujets qui lui font envie. 

«Je me suis rendu compte qu’il me fallait continuer de créer de la musique, confie celui qui était fatigué et se remettait en question juste avant la pandémie. Je n’avais et je n’ai pas le choix de continuer à faire de la musique, car c’est essentiel pour moi.»

Une pandémie fructueuse

On peut dire que l’exercice a été fructueux pour l’auteur-compositeur-interprète de Fredericton ! Il a concocté deux albums pendant ces temps troubles qui ont eu pour effet de le replonger dans un esprit de création. Un premier, instrumental, baptisé That Tall Distance, ayant récemment remporté le prix Juno de l’album instrumental de l’année, et It’s Only a Little Loneliness, tout juste lancé hier. 

«En isolement, on se pose de grandes questions, des questions existentielles, explique l’artiste de 41 ans. C’était une continuation de l’autre album instrumental, dans le même esprit. Je voyais qu’il y avait quelque chose de spécial qui se passait et je savais que c’était important de créer dans cet isolement. Cela a donné un univers musical unique. J’ai simplement continué, mais en écrivant des paroles sans trop me poser de questions, en me demandant simplement ce dont j’avais envie de parler.»

Créer sans contraintes 

Cet album – qui ne devait pas forcément en être un – a été créé par un David Myles totalement dirigé par son propre instinct et par son envie de dire les choses sans se cacher ou se censurer. Et sans ce souci de vouloir plaire au plus grand nombre.

«Parfois, je crois que c’est mieux de ne pas savoir si on va en faire un album, dit-il. On se pose moins de questions. Pour moi, la chose la plus importante était de demander ce que je voulais créer.» 

Les thèmes qui sont ressortis de cet exercice créatif formateur? Les relations avec sa femme, ses enfants et Dieu, des sujets qu’il avoue avoir craint d’aborder auparavant.

Neuf chansons se trouvent sur ce superbe opus composé à l’aide de huit amis musiciens, dont deux sont des pièces instrumentales. Ce qui donne une œuvre légèrement méditative – et un univers musical à mi-chemin entre la pop et le folk qu’il avait exploré au fil des dernières années – en accord, notamment, avec la méditation qui l’a beaucoup aidé pendant la pandémie. 

«Je crois que c’est un album qui est moi, lance celui qui se glisse pour la première fois dans le rôle de réalisateur (avec son acolyte et directeur musical Joshua Van Tassel). Les gens qui me connaissent personnellement vont comprendre que c’est moi. C’est unique à moi avec les trompettes et toutes les percussions, par exemple. On a trouvé un univers qui me ressemble, et ça, c’est énorme pour un musicien.» 


Le nouvel album de David Myles, It’s Only A Little Loneliness, est sur les plateformes. Une tournée québécoise est prévue pour le printemps 2023.

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