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La quatrième génération de l'entreprise québécoise George Courey dit non aux offres d’achat étrangères

Deux des arrière-petits-enfants ont décidé de prendre la relève

George Courey Inc
Photo courtoisie Jeffrey Courey (à droite) et son frère Robert viennent de succéder à leur père Michael comme actionnaires de contrôle de George Courey, une entreprise du secteur du vêtement et du textile fondée en 1910 par leur arrière-grand-père George.

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Une entreprise familiale québécoise a rejeté plusieurs offres d’achat étrangères au cours des dernières années, préférant laisser la quatrième génération prendre les commandes.

• À lire aussi: Ventes d'entreprises d'ici: le nombre d’acquisitions par des étrangers explose

«Il y a eu des entreprises américaines qui ont voulu faire des fusions/acquisitions avec nous, mais on n’a jamais considéré ça sérieusement parce qu’on avait notre plan de succession en place. On savait que l’entreprise allait rester dans la famille», raconte au Journal Jeff Courey, 35 ans, président de George Courey, une entreprise de linge pour les hôpitaux et les hôtels.

Hier, Le Journal a révélé que les ventes d’entreprises québécoises à des intérêts étrangers ont bondi de 48 % depuis 2018 pour atteindre 90 % l’an dernier.

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Manque de repreneurs québécois

Le phénomène risque de continuer à prendre de l’ampleur puisque chaque année, des milliers d’entreprises sont à la recherche de repreneurs.

Jeff et son frère Robert, 37 ans, viennent de succéder à leur père Michael comme actionnaires de l’entreprise fondée par leur arrière-grand-père George en 1910. Immigrant, celui-ci s’était lancé en affaires en vendant du linge de maison de porte en porte, puis en ouvrant un magasin à Montréal.

«Mon frère et moi, on a toujours voulu reprendre l’entreprise familiale. Mon père ne nous a jamais mis de pression, mais pour nous, c’était juste naturel. On n’a jamais eu l’idée de faire autre chose. Ç’a toujours été notre rêve de gérer la business ensemble.»

Une centaine d’employés à Laval

George Courey fait faire la plupart de ses produits dans des pays comme le Pakistan, le Bangladesh, le Cambodge et la Chine. 

L’entreprise fabrique toutefois dans ses installations de Laval – où elle emploie environ 120 personnes – ses vêtements chirurgicaux et ses produits spéciaux.

«On a fait un peu de tout dans l’entreprise, alors ça fait longtemps qu’on se prépare pour la transition, affirme Jeff Courey. C’est vraiment émotif pour nous de réaliser qu’on vient de faire passer l’entreprise dans la quatrième génération. La cinquième génération est encore à l’école, mais elle s’en vient!»

Bond des ventes de 500 %

La pandémie a évidemment été une période très active pour George Courey. 

En 2020, l’entreprise a vendu pas moins de 10 millions de blouses d’isolement, soit 100 fois plus que dans une année normale. 

Pendant cette année hors du commun, les ventes de George Courey ont bondi de 500 %.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise est retombé depuis, mais il demeure tout de même 40 % plus élevé qu’avant l’apparition de la COVID-19. 

Les pénuries survenues au début de la pandémie ont convaincu plusieurs clients de passer des produits jetables à ceux qu’on peut réutiliser. 

Disposant déjà d’entrepôts à Calgary et en Floride, George Courey prévoit s’installer dans l’Ouest américain au cours des prochaines années.

«Il faut avoir notre stock proche des clients», souligne Jeff Courey.

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