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La souveraineté sera aussi la question de l’urne, dit PSPP

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Motivé par sa montée dans les sondages, le chef du Parti québécois a fait un vibrant plaidoyer pour l’indépendance mardi matin et identifie deux questions de l’urne : la souveraineté du Québec et une opposition officielle forte.

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Le Parti québécois grimpe encore de 2% dans le dernier sondage Léger publié par Le Journal ce matin. Selon Paul St-Pierre-Plamondon, la souveraineté sera la question de l’urne. «Évidemment que c’est une question de l’urne importante», a affirmé le chef péquiste, rappelant qu’il y a plus de deux millions d’indépendantistes au Québec.  

«La CAQ est plus fédéraliste que Jean Charest et Philippe Couillard. Il y a un seul parti qui travaille activement à ce projet», estimant qu’il y a «définitivement des souverainistes qui reviennent au bercail.» 

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors de son arrivée pour le débat des chefs le jeudi 22 septembre.
Photo La Presse Canadienne
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors de son arrivée pour le débat des chefs le jeudi 22 septembre.

«On est le seul parti qui monte (...) Nous sommes un parti indépendantiste, le seul qui veille sur le français et nous serons et nous pouvons être une excellente opposition qui est ferme sur ces questions-là», a-t-il signalé.   

Contrepoids à un groupuscule

«Heureux» d’atteindre 15% des intentions de vote, Paul St-Pierre-Plamondon croit d’ailleurs que l’autre question de l’urne sera l’importance d’une opposition officielle forte. Il espère convaincre les électeurs que le PQ ferait le meilleur contrepoids «au pouvoir absolu» de François Legault.  

«On veut et on peut être cette voix-là. Et, tout est permis, suivant un autre sondage où on monte à nouveau», a-t-il affirmé.  

«Est-ce que le 3 octobre on donne presque un pouvoir absolu à une seule personne [François Legault]? À un groupuscule qui dans plusieurs dossiers manque de transparence, qui dans plusieurs dossiers fondamentaux comme le français et l’environnement ont tendance à verser dans des demi-mesures de surface», a-t-il demandé.  

Pas premier ministre

Selon le chef, sa montée dans les sondages prouve qu’il n’est plus à la tête d’une formation marginale et qu’il réussira à faire élire plusieurs députés.   

PSPP admet toutefois qu’il y a peu de chance qu’il soit le premier ministre du Québec. «À la lumière des chiffres de ce matin, ce n’est pas le scénario le plus probable», dit-il.   

Le chef rappelle néanmoins que le maire de Québec, Bruno Marchand, a réussi à surprendre tout le monde lors de la dernière semaine de la campagne municipale l’an dernier.   

«Peu importe le rôle qu’on va me donner, je vais prendre et je vais le faire en étant respectueux, constructif, mais être clair et être ferme», a-t-il ajouté.   

Avec Valérie Plante

En après-midi mardi, le chef a rencontré la mairesse de Montréal. Même si l’indépendance est au cœur de sa plateforme, PSPP affirme avoir peu discuté de ce projet avec Mme Plante. Il a principalement abordé les enjeux de transport et de logement.  

«Dans certains sujets, ça ressort, que le fédéral bloque tel sujet. Mais c’est sûr que, lorsque je suis avec Valérie Plante, moi ma volonté c’est de voir quels sont les enjeux pour Montréal», a-t-il dit, indiquant qu’il a parlé «rapidement» du déclin du français, mais qu’il n’avait pas abordé le rôle de Montréal dans un Québec indépendant. «Je me suis concentré sur... comment un député dans l’est de Montréal, peut faire avancer les dossiers.» 

Il refuse le serment

Après cette rencontre, le chef a aussi affirmé qu’il refusera de prêter serment à la Couronne britannique s’il est élu, comme le prévoit la loi. Il est convaincu qu’il trouvera une manière de contourner cette loi afin de siéger sans y être contraints.  

Toutefois, s’il ne trouve pas de «voie de passage», il admet qu’il devra passer «dans la tordeuse» et affirmer solennellement sa loyauté envers le monarque Charles III. 

«J’ai une obligation morale envers ceux qui m’auront élu», a-t-il soutenu.  

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